Ratnapura

Nous quittons Ella et ses plantations de thé pour Ratnapura et ses mines de pierres précieuses et plus précisément de saphirs, leur renommée et mondiale, plus de 70 % des saphirs proviennent de cette ville.

Pour Jules qui se passionne pour les minéraux, il ne pouvait rêver mieux. Nous réservons 2 nuits dans un hôtel tenu par une famille possédant des mines ; nous comptons bien profiter d’explications et pourquoi pas de visites…

Nous sommes comblés , Rohan, nous emmène voir sa boutique et nous montre et explique les différentes pierres ainsi que leur valeur en fonction de leur qualité. Nous sommes surpris que ces « vulgaires graviers » à nos yeux soient en réalité de véritables trésors.

Les enfants repartent avec quelques pierres brutes qu’ils gardent précieusement ( ce ne sont pas des saphirs mais quand même…)

Nous ne pouvons visiter la mine de Rohan car il a beaucoup trop plu et elle est en arrêt. Et oui , il pleut beaucoup à Ratnapura, plus de 400 mm d’eau par an.

Ici, c’est un ancien lac entouré de montagnes qui s’est asséché et les couches successives de sédiments ont conservé en plus de nombreux fossiles, de belles pierres bleues que nous appelons saphir. Il en existe aussi des jaunes, orange, blanc, rose et vert. Le plus gros saphir bleu au monde provient de cette ville et orne la couronne de la reine d’Angleterre.
Plus la pierre est claire et non traitée plus elle a de la valeur et bien sûr la taille change aussi la donne.

Nous allons donc visiter la mine ou plutôt les alentours de la mine d’un de ces amis. Contrairement à Potosi ( Bolivie) où il fallait s’enfoncer dans la montagne, ici il font une sorte de puits où ils descendent jusqu’à trouver un filon puis ils arrêtent de creuser en profondeur et partent en galerie pour suivre le filon. Les travail et dur mais les conditions sont moins dur que celles que nous avions pu voir et comprendre dans la mine d’argent. Les mineurs travaillent de 8 h jusqu’ à 16-17h mais comme ils sont payés en fonction de leurs trouvailles , il est grisant de travailler beaucoup en quête de la pierre bleue. Quand une pierre est trouvée, la somme récupérée est partagée à 50 /50 entre le mineur et le propriétaire de la mine.
La façon de construire le puits reste traditionnel depuis plus de 200 ans avec du bois exotique supportant très bien l’humidité, il y a une pompe pour évacuer l’eau et une pour amener de l’oxygène.

 

Les graviers qui renferment peut être des trésors sont déposer sous une bâche avant d’être trier avec soin. Les enfants cherchent et trouvent quelques « pierres » essentiellement des quartz.


Nous passons un très bon moment avec Rohan ,ce passionné et connaisseur de pierres précieuses et très intéressé par son pays et l’évolution de celui-ci, son grand père était très haut placé alors que les britanniques étaient présents, sa famille possède de nombreux terrains exploitables. Nous sommes accueillis dans sa famille avec laquelle nous partageons un repas ( avec les doigts).

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