Bilan de nos 3 semaines en Argentine

 Nous avions prévu d’y passer un mois , vu les distances à parcourir, mais nos enfants nous ont agréablement surpris, et nous avons pu rejoindre les points qui nous intéressaient plus rapidement que prévu.

Voici, notre parcours …quelques kilomètres en plus pour les erreurs de route ou diverses excursions…

L’Argentine, c’est 2, 780 millions de km² , la France, c’est 551 695 m²

Une carte pour que vous vous rendiez bien compte…

L’argentine est immense, on ne peut s’en rendre compte sans y être. 

Les routes sont droites et à perte de vue, le paysage évolue peu. Coté Ouest, ce sont de grandes plaines peuplées de vaches puis complètement désertes quand nous arrivons en Patagonie.

D’un bout à l’autre du pays, nous pouvons voir des merveilles de la nature complètement différentes.

Au Nord, les chutes incroyables d’Iguazu, en descendant l’immense capitale de Buenos Aires, en Patagonie, la péninsule Valdes et ses mammifères marins, puis le spectaculaire glacier de Perito Moreno et nous finissons pas une jolie ville au bord d’un lac et entourée de montagnes, San Carlos de Bariloche, la petite suisse.

    Iguazu…

Pause repas au soleil dans le quartier de la Boca à Buenos Aires

Buenos Aires…..

La péninsule Valdes: Baleines, pingouins , éléphants de mer… 

Glacier Perito MorenoUn tatou

San Carlos de Bariloche

Nous ne serons pas allés voir les vignobles de Mendoza, une prochaine fois peut-être…

La façon de vivre est très proche de la nôtre, j’entends notre vie  » française », juste le fait qu’ils boivent du maté tout au long de la journée, c’est une  plante séchée qui infuse dans de l’eau chaude; c’est pourquoi que de l' »agua caliente » est proposée dans toutes stations -essence et autres lieux surprenants, il y a des distributeurs dans la rue, au supermarché…

 

Les Argentins se promènent avec leur tasse et leur touillette spécifique à la consommation de Maté.

Personnellement, je n’ai pas accroché et le reste de la famille n’a pas testé.

Nous garderons de très beaux souvenirs de ce pays, des spectacles de la nature gravés dans nos mémoires.

Nous avions hésité à louer une voiture, nous n’avons aucun regret d’avoir découvert l’Argentine par la route, nous avons pu ainsi se rendre compte de l’immensité de ce pays, observer la faune et les variations des paysages au fur et à mesure, nous avions une liberté très appréciable …et profiter ainsi des endroits où nous nous sentions bien.

Nous aurions pu y rester plus longtemps mais le monde nous attend, d’autres horizons…et comme le monde est grand, il faut faire des choix.

 

San Carlos de Bariloche

Ce sera notre dernière étape en Argentine, quelques jours à Bariloche pour se remettre de nos kilomètres et profiter de cette ambiance « Chamonix »…

San Carlos de Bariloche est surnommée « la petite Suisse », chalets en bois, boutiques de chocolat, Saint Bernard en Peluche plantent le décor de cette jolie ville. C’est une station de ski prisée des Argentins, elle a fermé ses pistes le 15 octobre.

Nous prendrons un télésiège à quelques kilomètres de là pour montrer au Cerro de Campanario, on aurait pu le faire à pied mais c’est beaucoup plus fun ainsi …

Arrivés au sommet, nous pouvons admirer l’ensemble des lacs se trouvant dans ce massif montagneux, un très beau panorama sous le soleil , ce qui rend ce moment encore plus appréciable.

Et maintenant , il faut remonter vers le Nord..Ruta 40,

jusqu’à San Carlos de Bariloche où nous passerons vers le Chili.

1400 kilomètres nous attendent, 17 heures de voiture… nous ferons une étape à Perito Moreno( la ville) où nous dormirons dans une cabana au camping municipal…

La route est longue mais petit à petit , le paysage varie, offre de nouveaux horizons, c’est beaucoup plus vallonné la végétation apparaît un peu plus verdoyante.. Nous prendrons la célèbre RUTA 40 qui remonte jusqu’en Bolivie, nous avons l’impression d’être seul sur la route, seuls au monde.

Les routes nationales ne sont pas toujours goudronnée…nous sommes un peu secoués dans notre Renault Symbole….

Une route à l’infini….

Lac Gral Carrera proche de Perito Moreno

 

 

 

A la place de compter les voitures rouges, on recherche les squelettes de vécunias en bord de route, c’est pour dire.

Les vécunias sont des « lamas » sauvages, il y en a énormément aux abords des routes, malgré les barrières et barbelés pour les empêcher de passer et de provoquer des accidents, ils essayent quand même de sauter  par -dessus et parfois se blessent et meurent.

Quelques photos de notre trajet et du lac Gral Carrera proche de Perito Moreno. 

Curieuse rencontre en bord de route…un tatou

Alors que le paysage attirait pour faire une belle photo, nous décidons de nous arrêter pour immortaliser celui-ci…

quelques bruits dans les feuillages  nous rendent attentifs, et nous découvrons un tatou, un peu tétanisé.

Cela est un peu différent de ce que nous imaginions , nous avons la chance d’avoir pu le prendre en photo très près.

        

Le glacier Perito Moreno

Ce glacier anima de nombreuses discussions, il y a de cela un an…le temps passe. J’avais vu dans des livres sur l’argentine, des photos de ce magnifique glacier, je ne savais même pas que la nature pouvait produire de pareilles images, il fallait que je le vois de mes yeux.

Où se trouve -t-il ? Au Sud de la Patagonie…il faut 4 jours de voiture de Buenos Aires….mais à force de bons arguments, El Calafate, ville permettant d’accéder au glacier, devint notre but à atteindre durant notre passage en Argentine.

Arrivés à El Calafate, très joli village, très touristique, situé au bord d’un lac, entouré de montagnes, cela nous change des plaines désertiques de la Patagonie et c’est même très surprenant.

Le Glacier Perito Moreno , du nom  de la personne l’ayant découvert, se trouve à quelques 80 kilomètres. 

La route pour s’y rendre est assez agréable jusqu’ à ce que nous voyons se dresser devant nous cette falaise bleutée.

Le glacier Perito Moreno est un des seuls à ne pas être en régression en Argentine, de plus il ne peut s’avancer plus car une bande de terre l’empêche de progresser;cette bande de terre où des passerelles ont été installées pour approcher le glacier en toute sécurité.

Nous progresserons donc sur ces passerelles en écoutant les craquements de la glace et en guettant la chutes spectaculaires de blocs de glaces dans l’eau.

Nous, qui avions de la chance côté météo depuis le début de notre périple ,avons droit à un temps pluvieux additionné d’un petit vent glacial…

Ces conditions n’étaient pas les plus adaptées pour que les enfants apprécient pleinement ce qui s’offrait à eux.

Je peux difficilement décrire la couleur de la glace tellement il est étrange de voir cette masse blanc-bleutée s’étendant à perte de vue et finissant brutalement à pic dans un lac.

Comme une lande qui finit en falaise mais d’une couleur magique.

Après avoir passé tout de même près de 2 heures sur les passerelle, nous reprenons la route du retour, on aura la chance de voir cet arc-en-ciel finissant sa courbe sur un iceberg.

 

 

Punta Tombo et sa réserve de pingouins

Les enfants ont adoré se promener dans cette réserve en bord d’océan où le vent soufflait.

Punta Tombo compte quelques 500 000 pingouins de Magellan, on peut en voir aussi au sud de l’Afrique du Sud

 

Nous étions au milieu des pingouins, c’était très tentant de les toucher mais « no tocar », certains étaient en couple, d’autres cherchaient l’âme sœur , alors que certains se « grattaient « comme dirait Jeanne ,  d’autres attendaient un heureux évèvement.

Ces animaux font des trous dans la terre où ils pondent un œuf, la femelle couve et le mâle monte la garde.  

 

 

Il y a énormément de vent…et c’est assez drôle….

 

et un œuf de pingouin…

Ptite démonstration du vent…

Les pingouins qui se grattent selon Jeanne, ils sont trop rigolos…

ils se grattent …

Laissez passer les pingouins, s’il vous plait, une personne du parc y veille…

Les enfants ont opté pour un pingouin comme animal de compagnie à notre retour, après le cochon au Mexique, ça change mais cela me parait toujours très compliqué.

Encore une très belle journée en pleine nature avant de reprendre la route vers Puerto San Julian.

La péninsule Valdes par les enfants

J’ai pris le bateau le matin pendant 1 heure pour voir des baleines , elles étaient géantes et à 1 mètre de nous . Après on a repris la voiture pour aller voir des éléphants de mer qui étaient énormes et moches puis on a pris encore pour voir des pingouins de Magellan . J’ai pris plein de photos et ensuite nous sommes rentrés. 

JULES

On est allé dans un bateau ,on a vu des baleines sortirent leur tête pour enlever l’ eau et reprendre de l’air. Après on a vu des éléphants de mer au bord de la mer et ensuite on a vu des pingouins noirs et blancs qui étaient en couple .J’ai beaucoup aimé cette journée.

LOUISE

On a vu des baleines sauter et on voyait qu’elles étaient supers grandes. Elles avaient des trucs blancs, un peu dorés sur la tête. Le bébé était avec la maman. Après on a vu des pingouins, il y en avait qui se couchaient pour faire des œufs, d’autres se grattaient. Il y avait aussi des éléphants et des lions de mer. Des fois , ils allaient chercher des poissons, ils sortaient la tête pour prendre de l’air.

JEANNE

La péninsule Valdès

Nous avons fait le tour de la péninsule en voiture afin de pourvoir observer de nombreux autres animaux dans leur milieu naturel.

Des éléphants de mer qui vivent en colonie, un mâle énorme avec un nez très étrange et de nombreuses femelles sont comme échoués sur cette plage, si on n’y regarde pas de plus près , on pourrait presque penser qu’ils sont morts. Mais en fait , ils sont tellement gros que chaque mouvement semble un effort incroyable.

 

Des pingouins de Magellan qui se serrent les uns contre les autres, les enfants ont adoré…de plus ils étaient tout près de nous , ils avaient envie de les toucher mais NON…

 

Puis sur la route, nous avons vu moutons, vécunias et même une sorte d’autruche avec ses petits. C’est Jeanne qui l’a aperçue, elle était très fière d’elle.