Le bilan avant de partir en Bolivie…

 nous prenons le bus cet après-midi pour Copacabana en Bolivie….demain, cela fera 8 semaines que nous avons quitté la France et nous découvrirons notre 4ème pays…
Après avoir questionné, échangé, discuté….nous avons tous le même ressenti….la France nous manque pour nos familles, nos amis, un peu notre confort, certains aliments… MAIS nous n’avons pas du tout envie de rentrer….cela fait l’unanimité… l’aventure nous attire…
Notre voyage est de moins en moins organisé…nous vivons au jour le jour , ne sachant pas où dormir le soir, où manger, combien de temps nous resterons à tel ou tel endroit…nous laissant porter par nos envies, notre ressenti, nos rencontres…
Les enfants nous surprennent par leur capacité d’adaptation…ils dorment partout, sympathisent avec tout le monde, la barrière de la langue n’est plus un problème, le seul hic reste concernant la nourriture où les nouveaux goûts , saveurs ne font pas le bonheur de tous.
Notre voyage est un peu fou, cela nous porte…nous nous retrouvons et profitons des uns des autres, nous prenons le temps de vivre….avec la chance de découvrir chaque jour de nouvelles choses.

Lac Titicaca: Taquilé

Après avoir passé une nuit à Uros, nous reprenons le bateau pour rejoindre Taquile, une île de taille importante se situant à 3 heures de bateau de Puno, pour nous ce sera seulement 2 heures…
A notre arrivée, nous nous renseignons auprès du “chef du village” car nous aimerions dormir sur cette île, les touristes sont répartis au fur et à mesure dans les familles accueillantes de façon que tous profitent de la même façon des revenus touristiques.


Nous demandons une famille avec des enfants afin que notre tribu partage des moments avec d’autres.
Une belle volée de marches nous attend pour rejoindre les habitations…à 3800 mètres, en plein soleil, c’est plutôt rude… Jeanne gagnera quelques marches perchée sur l’épaule du “chef”.


On nous présente à une famille, ayant une adolescente Natalia et un jeune garçon de 6 ans, Abraham ainsi que notre chambre, 3 petits lits, nous nous organiserons…
A midi, nous mangeons avec un groupe de touristes où l’on nous explique que le code vestimentaire indique la situation familiale, un bonnet ayant du blanc et des couleurs permet de savoir que l’homme est célibataire par exemple.
Nous passons l’après midi à nous promener accompagnés par Abraham avec qui les enfants ont très vite sympathisé.

A quelques kilomètres de la France…
Sur la place principale, il y a une coopérative présentant les tissages réalisés sur l’île, depuis 2015, cet art est classe au patrimoine de l’Unesco comme bien immatériel. Les tissages sont d’une finesse incroyable ainsi que les tricots.
Le soir, pendant que Louise et Jeanne travaillent, Jules part préparer le repas avec Natalia et sa maman.
La nuit tombée, nous sommes “congelés”, alors que la famille est habillée de la même façon depuis notre arrivée ( pull, collant de laine et sandales) et que nous étions en tshirt l’après midi et avions mis nos doudounes le soir….
A la fin du repas, elle nous explique qu’elle s’est rendue en France lors d’un festival en Auvergne en 1993 pour présenter leur art et leurs traditions, malgré les difficultés liées à la langue, nous arrivons à partager beaucoup de chose, c’était très agréable.


Quant aux enfants, ils s’en donnaient à cœur joie tous ensemble , à danser, à jouer à cache-cache, à rire.
Le matin, Camille et Jules accompagnent Abraham à l’école par un chemin escarpé, puis pendant que nous allons nous promener, Louise reste avec Natalia pour apprendre à faire des bracelets.

Abraham qui part à l’école
Le paysage est très sec et les constructions et cultures se font en escalier. Le lac est si immense que nous pourrions aisément pensé qu’il s’agit d’une mer, nous apercevons la Bolivie au loin.

La Bolivie au loin.


Il y a beaucoup de moutons, Jeanne nous dira “ J’ai marché dans une crotte moelleuse”.


Nous quittons cette famille et cette île par de grandes embrassades, encore de très beaux souvenirs.
Nous reprenons notre bateau en direction de Puno où les enfants feront des dessins allongés par terre….
La douche fut fort appréciée en arrivant à notre hôtel où nous avions laissé la majorité de nos bagages.

Lac Titicaca: Uros

Pour une fois ,nous nous laisserons un peu bercer, nous avons réservé le bateau sur le lac Titicaca via une agence donc la navette vient nous chercher en bas de notre hôtel en direction de l’embarcadère où nous montons dans un petit bateau confortable.


Nous nous arrêtons sur une île où l’on nous explique comment sont formées ces îles flottantes de paille.
Au début, les gens vivaient sur des bateaux fabriqués avec la sorte de jonc qui poussent en grande quantité sur le lac. Puis ils ont décidé de construire des îles par famille ou groupement de familles.
Les îles sont donc formées par des couches successives de “joncs”, qui pourrissent au fur et à mesure formant une sorte de “compost”, ce qui constitue la base, il y a à peu près 2 mètres constitués avec ces “joncs pourris” puis 2 mètres qui sèchent au fur et à mesure.

Les femmes chanteront « Alouette »
Le sol bouge vraiment sous nos pieds et nous le voyons ondulé avec les courants du lac; bien sûr ces îles sont amarrées ( avec des pieux en eucalyptus) afin de ne pas dériver vers la Bolivie…


Après la deuxième île, nous quittons le groupe pour rejoindre avec Carlos une petite île de l’archipel d’Uros où nous passerons la nuit dans une cabane en paille que nous avons réservé via AirBnB.
Nous logeons dans une très belle cabane, Jessica , la sœur de Carlos, nous a préparé de la truite du lac et nous avons passé l’après midi à profiter du soleil à 3800 mètres d’altitude sur une île flottante..c’est complètement dingue….


Quand la nuit tombe, la température chute terriblement, nous supporterons nos 4 couvertures, les enfants accepterons d’être serrés les uns contre les autres..

.et nous apprécions les bouillottes gentiment apportées par Carlos.

La nuit tombe sur le lac Titicaca

Le jour se lève…
Nous passons une très bonne nuit bercés par le cancan des canards péruviens…