Baptême de plongée pour Jules pour ses 10 ans

Et oui , notre grand garçon fête ses 10 ans en Polynésie, et donc ce sera un baptême de plongée suivi d’autres plongées dans les Tuamotu.

A son âge, Jules ne peut faire que des baptêmes , il plongera tout de même 6 fois et fera même une plongée dérivante , où il se laisse porter par le courant entrant dans le lagon…il verra requins, dauphins, raies, napoléon et pleins d’autres poissons durant ses plongées, il est très à l’aise et aime beaucoup cela.

 

Notre arrivée en Polynésie et Tikehau

Nous survolons encore le Pacifique en direction de Papeete, le bout du monde, 11 heures de décalage avec la France, seulement 5 heures avec l’île de Pâques mais nous mettrons quelques jours à nous en remettre.
Nous sommes accueillis par Lucas, Maire et Emmanuel, amis d’amis français. Lucas et Maire nous racontent de nombreuses choses, traditions de Tahiti. Nous irons à la plage où la magie opère très vite auprès des enfants : à quelques mettre du bord, des poissons multicolores nous tournent autour…
Le soir, pour le dîner, nous mangerons un délicieux poisson cru assaisonné au lait de coco et citrons verts, un régal.

Mercredi, nous prenons notre premier vol en direction de Tikehau, nous arrivons sous la pluie, nous montons notre tente entre deux averses sur la plage au bord du lagon et nous mettrons rapidement masques et tubas pour aller explorer les fonds marins : poissons multicolores et requins se déplacent autour de nous.

        
Tikehau fait parti de l’archipel des Tuamotu, ce sont des atolls, nous sommes donc sur la barrière de corail.

      

Jules a appris à nettoyer les poissons
Le réveil est plutôt matinal, 5h 30, Jules part aussitôt pêcher, il attrapera une dizaine de poissons, Louise hurlera de joie à chaque poisson et réveillera l’ensemble des vacanciers…..
Alors que Jules et Camille partent en plongée, nous resterons au bord de la plage, l’eau est agitée et ne permet pas de faire du snorkling et de plus Jeanne a 40 de température…
Jules fera son baptême de plongée comme un poisson dans l’eau , il sera très à l’aise, il descendra à 10 mètres, le moniteur devra le freiner tellement Jules est attiré par les profondeurs. Il rentrera ravi avec la seule envie de recommencer.
C’est le moment choisi par Jules pour ses 10 ans qui l’aura le 17 novembre, il pourra plonger ainsi sur les différentes îles des Tuamotu sur lesquelles nous nous rendons.


A la pension Justine, le cadre est plutôt idyllique, plage de sable blanc, eaux turquoises. Nous faisons la connaissance d’une famille bretonne installée à Papeete, ils sont en vacances avec leurs 4 enfants qui ont à peu près l’âge des nôtres, dans un esprit de colonie, ils joueront tous les 7 ensembles .
Grâce à Nathalie, la maman, et ses connaissances, nous éviterons de ramasser des coquillages dangereux et pourtant si jolis mais bon comme ils sont mortels, nous nous contenterons de les regarder et non de les toucher.


Nous rencontrerons aussi Agnès qui en est à son deuxième tour du monde, c’est un peu comme une drogue…belle route à elle.
Nous ferons griller sur la plage les poissons pêchés par les enfants, Jules apprendra à vider les poissons et à donner les restes aux requins ( il ne fallait pas compter sur moi, c’est sûr). Les enfants apprendront aussi à débourrer une noix de coco, c’est-à-dire enlever toute l’enveloppe qui recouvre le noyau que nous mangeons.


Cette pêche nous permettra de manger deux repas.

Un matin, nous partirons en famille sur le Zodiac du club de plongée, nous traverserons le lagon en direction de la passe, la passe est l’endroit où l’océan communique avec le lagon , à cet endroit , il y a souvent de nombreux poissons. Le programme est donc de plonger pour Jules, Camille et moi-même ( Deuxième tentative de baptême avec avoir paniquer dans les Cyclades) et snorkling pour les filles ( il faut avoir 8 ans pour plonger en bouteille).
Jules et Camille plongeront et découvriront les fonds marins en toute quiétude alors que pour ma part, sitôt qu’on s’éloignait de la surface, un sentiment de panique m’envahissait , j’ai beaucoup de mal à respirer cet air comprimé, je me contenterai de faire du snorkling , vu la clarté de l’eau, je peux voir les poissons à plus de 20 mètres. Comme certains ne sont guère rassurants à mes yeux, je préfère les voir de loin ( murène et requin).
Louise se fera plaisir alors que Jeanne préférera rester sur le bateau à jeter des morceaux de noix de coco aux poissons.

Pour la première fois, nous avons donc utilisé nos tentes, expérience peu concluante pour les adultes, trop petite , pas assez d’air, trop chaud…nous trouverons une alternative pour Fakarava.

Nous ferons du kayak en famille…..

Le bal des requins, juste au bord…

Même pas peur….

Après 4 jours, nous reprendrons notre route ou plutôt notre envol , vers Rangiroa , le plus gros atoll des Tuamotu.

Paysages splendides….

L’île de Pâques: Rapa Nui

Nous quittons le continent Sud américain , 5h30 de vol nous sépare de l’île de Pâques, ainsi nommée car découverte un dimanche de Pâques . Elle est rattachée au Chili depuis 1888.


L’isla de pascua fait partie du triangle polynésien, d’ailleurs les habitants se sentent plus polynésiens que Chiliens.
Ils appellent leur île : le nombril du monde, cette île est perdue au milieu du Pacifique à 3700 kilomètres des terres.
Pour atterrir, les ailes de l’avion frôlent les collines bordant l’unique piste d’atterrissage.
A notre arrivée, la chaleur et l ‘humidité se font tout de suite ressentir. Nous sommes accueillis par Rose-Marie avec des colliers de fleurs de bougainvilliers.


A peine, le logement présenté, elle nous emmène à la fête de la langue Rapa Nui où toutes les écoles présentent des danses en costumes traditionnels, des chapiteaux présentant des créations d’enfants qui montrent la culture de l’île.


Il n’y a que 2 heures de décalage avec le Chili mais les enfants sont faim, on part à la quête de nourriture, des habitants nous offriront quelques petites choses à grignoter mais comme cela ne suffit pas à calmer la faim de notre tribu , nous nous rapprochons d’un stand, et la femme qui le tient , parle français couramment, nous apprenons qu’elle a passé 10 ans en France et que ces trois enfants sont français et le dernier à 9 ans.
Aussitôt, Jules sympathise avec Kakapa.

 

Ils se baignent ensemble dans une piscine naturelle , première baignade depuis le Mexique..


Comme il est convenu que Kakapa nous accompagne le lendemain dans la découverte de l’ïle et des moaïs, nous cherchons donc sa maison le lendemain.
Sa maman, Pepe, nous attendra sur la plage de l’autre côté de l’île pour un pique-nique-barbecue de poissons…
Le site le plus proche de Hanga Roa est Tahai, une partie de ces moaïs a été rénové dont certains par Le grand-père de Pepe, surnommé Kakapa.


Nous continuons en direction de Akahanga où les moaïs sont tombés et ont glissé. On peut voir les coulées de lave qui ont durcit au contact de l’eau de mer.

 


L’île de Pâques est une île volcanique : 2 volcans : Rano Raraku et Rano Kau.

Puis nous allons à Rano Raraku pour observer la carrière où étaient sculptées les statues, certaines sont à moitié enterrées, d’autres n’ont jamais été finies. Une statue était réalisée en mémoire de chaque personne importante qui décédait, ils mettaient environ 2 ans pour en faire une. Pepe nous explique qu’ils les faisaient rouler sur des rondins pour les déplacer , des légendes disent que ces statues étaient déplacées par la force de l’esprit, il y a encore beaucoup de mystère autour de géants.

 

La route continue en direction de Tongarki où 15 moaïs nous font face, un seul possède un chapeau, ils sont sur un piedestal et nous dominent de leur hauteur.

Un peu plus loin, au bord de la plage Anakena, d’autres moaïs portant des chapeaux se dressent sous le soleil au bord du sable blanc et des palmiers.


Nous passons une très agréable journée en leur compagnie ; le soir, nous avons réservé un spectacle de danse traditionnel , nous les rejoindrons après dans leur maison surplombant océan et moaïs.

   
Nous apprenons de nombreuses choses sur la façon de vivre des habitants de l’ïle, ils visent l’autonomie par rapport au Chili car ils possèdent de nombreuses richesses dont les bénéfices sont souvent pour le Chili.

 

Le deuxième jour, nous irons voir le site Puna Pau, c’est ici qu’ils sculptaient les chapeaux qui étaient fait dans une autre roche, plus rouge.


Nous irons voir également les seuls moaïs qui font face à la mer, ils se trouvent au milieu de la nature et surveillent l’horizon.


A la pointe de l’ïle, nous irons observer le cratère de Rano Kau ainsi que l’ancien village Orongo en bord de falaise.


La mer étant trop agitée, nous ne pourrons ni pêcher ni plonger.
Nous passerons 3 jours auprès de Pepe, Kakapa et Pablo, ils nous feront partager des moments chaleureux avec leur famille autour du feu et de quelques bières….

On nous invite à revenir, c’est le genre de promesse sur laquelle nous ne pouvons nous engager…
Nous quittons un peu trop tôt à notre goût cette ambiance et ces personnes, Pepe et Kakapa nous accompagneront à l’aéroport à destination de Papeete.