Flores, île indonésienne

Après avoir quitter l’île de Java avec une escale à Denpasar ( Bali) , nous arrivons à Flores, notre point de départ pour notre croisière de trois jours. Mais comme nus arrivons le 24 et que le bateau part le 29, nous décidons d’aller un peu explorer cette île indonésienne à dominance catholique, ce sont les portugais qui l’ont nommé ainsi.


Cette île est loin d’être plane, nous ne pouvons la parcourir en scooter, en bus cela nous parait être un sacré défi ( 4-5 heures pour 130 kilomètres…) , nous apercevrons certains sur la route …et nous regrettons pas notre choix d’avoir pris un chauffeur en privatisant une voiture.


Nous userons 3 chauffeurs, le premier bien que très sympa avait dû un peu trop festoyer la veille et commençait à s’endormir quand Camille a proposé de prendre le volant : conduite inversée et boite manuelle…avec une route des plus tortueuses mais tout se passera bien et nous arriverons à bon port.


Nous sommes donc à Ruteng où aux alentours à Bacar, nous pouvons voir des rizières uniques au monde…elles sont en forme de toiles d’araignée. Il faut le voir pour le croire .
Ce découpage de l’espace a été fait ainsi pour être des plus équitables comme une tarte et permettre une bonne irrigation. La récolte avait déjà commencé, nous pouvions voir des familles s’affairer .

 

 

 

 

 

Dans les environs, nous pouvons aussi accéder à une grotte : Liang Bua, où des ossements humains ont été découverts par des archéologues, des fouilles ont encore lieux. Les enfants sont assez surpris de se retrouver dans un lieu réel où l’on cherche des objets de traces humaines datant de milliers d’années.

 
Sur la route, on découvre la vie des indonésiens, nous sommes loin des lieux touristiques, . De nombreux enfants rentrent de l’école en longeant le bas côté qui me semble des plus dangereux mais ils ont l’habitude de parcourir plusieurs kilomètres ainsi.
Nous en voyons d’autres, l’école finit aller chercher de l’eau à la rivière avec des bidons. Tout au long des routes, nous voyons le riz séché au soleil ou encore des graines de café à même le goudron.
Le lendemain, nous reprenons la route en direction de Bajawa, la route est toujours aussi tortueuse. Louise ne se sent pas bien, les 4 à 6 heures de route par jour que nous enchaînons 4 jours de suite sont une torture pour elle, heureusement, on nous conseille un médicament qui semble diminuer son mal-être sur le trajet retour.
A Bajawa, nous ne resterons qu’une nuit et l’équivalent d’une journée , ce qui nous permet de nous rendre aux sources d’eau chaude. Nous sommes les seuls occidentaux, en fin de journée, cela est un endroit familial et convivial où les gens partagent pique-nique, trinquent et discutent…et viennent se laver.
Au début , cela nous semble un peu étrange et puis en y réfléchissant entre la bassien d’eau froide qui les attends dans leur cabane et cette douce rivière fumante….le choix est vite fait. Et comme nous non plus n’aimons pas spécialement se laver à l’eau froide, nous empruntons un savon et faisons notre toilette en compagnie des indonésiens.

 

Avant de rejoindre Ruteng, nous allons visiter un village traditionnel à flanc de montagne, Bena.

Le temps n’est pas au beau mais nous avançons avec nos capuches sous le regard amusé des habitants.
Jules qui rechignait à s’y rendre est invité dès son arrivée à faire une partie de foot sur l’esplanade centrale.

 

 

Dans ce village , ils réalisent des sacrifices animaliers , en voici les restes  de certains.

  
Des maisons en bois aux hauts toits de chaumes entourent celle-ci. Devant chaque maison sont tendus des tissus fait main : des ikats, il faut à peu près un mois pour en tisser un par les femmes qui nous montrent fièrement leur travail en découvrant des dents tachées de orange : le bétel.

Le bétel (Piper betle) est une plante grimpante de la famille des pipéracées, dont les feuilles cordiformes ont des propriétés médicinales. Elle peut atteindre une hauteur d’environ un mètre. Elle est originaire de Malaisie et prospère maintenant en Inde et en Indonésie.

 

 

 

 

 

Nous pouvons voir aussi des tombes mégalithiques.

Nous nous laisseront guider par un vieux monsieur au point surplombant le village d’un côté et la vallée de l’autre au son de sa flûte.

 

Les enfants ramèneront des tasses en bambou qui devraient servir de pot à crayons ( mais vont-ils réellement ranger leur crayons ??)

De retour à Ruteng, les enfants sont attendus par la famille qui nous loge, ils sont également trois enfants dont une fille et un garçon de l’âge des nôtres. Avant de rejoindre Labuan Bajo, Ricardo nous fait visiter les alentours de chez lui l’église, l’école maternelle, l’élevage de cochons ( 2-3 cochons), une maison au bord des rizières et nous fait traverser ces dernières où nous marchons en file indienne en faisant bien attention de ne pas basculer et de finir couvert de boue.

 

 

 

 

Nous quittons cette famille chaleureuse, ils invitent les enfants à revenir plus tard avec leurs amoureux/reuse.


Fin de notre petite escapade à Florès qui mériterait que l’on s’y attarde beaucoup plus, les trajets prennent du temps…une autre fois qui sait ???

Une réponse sur “Flores, île indonésienne”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *