Matale

Nous avons décidé de nous y arrêter car je souhaitais voir un jardin d’épices malgré les avis négatifs sur internet…

Pour nous y rendre, nous prenons deux bus locaux , accueillis par pleins de sourires, un tableau de bord fleuri, un levier de vitesse recouvert de « moumoute » et de la musique Sri Lankaise, nous humons les odeurs que nous amènent l’air par les fenêtres grandes ouvertes. La conduite est plutôt sportive, si tu as envie de passer, tu passes, 4 véhicules sur une deux voies : tuktuk, camion, bus, voiture, rien de les feraient ralentir…

Et finalement, la découverte de cette ville s’est avérée être un très bon moment. Nous avions réservé une nuit dans un hôtel et le propriétaire s’est gentiment proposé de nous servir de guide et de chauffeur.
Son hôtel permet d’organiser des mariages alors on s’incruste encore pour une photo souvenir.

Après un repas « épicé », nous sommes allés visiter un « jardin d’épices », un ami à lui mais qui parlait français, du coup les enfants ont été plutôt attentifs très bonne visite et nous n’avons pas été poussés à la consommation. ( voir l’article de Louise)

Le jardin d’épices par Louise


Puis nous nous sommes dirigés vers un ensemble monastique : Aluvihara ,ce lieu bouddhiste montre le côté « enfer » de cette religion, les scènes peintes ou reconstituées te donnent plutôt envie de bien te comporter afin d’éviter de tels supplices.

C’est également ici que sont conservés les livres des préceptes de Bouddha ; classés en trois catégories : les règles que doivent suivre les moines bouddhistes , l’analyse des textes et les sermons de bouddhas. Ces textes ont été en grande partie détruits par les Britanniques en 1848.


Les pages des livres sont des feuilles de tallipot ( de vraies feuilles de plantes ) étroites reliées entre elles, ce qui crée un livre aussi haut que large que épais…pour écrire, la feuille est gravée avec une sorte de stylet puis de l’encre ( charbon et huile) est passé dessus , celle-ci s’incorporant et laissant ainsi apparaître le texte.


Nous avons eu droit à une démonstration et a une feuille souvenir avec nos prénoms écrits dessus.

3ème destination, la fabrique de batiks, que nous avions prévu également, les batiks sont des tissus colorés.
Le procédé est assez long et nécessite de nombreuses étapes, d’où un coût assez élevé.


On trace le dessin souhaité sur un tissu blanc ( coton ou soie)

Puis on met de la cire+parraffine sur les parties que l’on souhaite garder blanche.
Ce procédé doit être fait recto et verso.

 


Le tissu est trempé dans la couleur souhaitée ;puis on met de nouveau de la cire+paraffine sur les partie où l’on veut que la couleur reste.


Il y a maintenant deux parties reocuvertes de cire+paraffine ; le tissu est trempé dans une autre couleur et ainsi de suite jusqu’à obtenir toutes les couleurs désirées sur le dessin.


Pour retirer la cire+paraffine, le tissu est trempé dans l’eau chaude et frotté.


Le tissu est maintenant imprimé resto-verso avec des couleurs intenses.

Petit défilé de mode…

4ème étape de notre virée sur Matale, un temple hindou , Sri Muthumariamman ,rénové depuis quelques années. Il est très coloré, nous avons été accueillis avec pleins de sourires…. Les gens sont vraiment très gentils dans ce pays.

 

Camille a été abordé par un homme , cherchant à échanger, et maintenant Camille a pour mission de lui envoyer une carte de France.

Pour finir cette journée bien remplie, ……….nous invite dans sa famille pour boire un jus de papaye et rencontrer sa femme et ses enfants, trois loulous ( 12, 8 et 2ans), et maintenant les deux ainés savent jouer au UNO.

La soirée se termine autour d’un Kottu un peu trop épicé et tout le monde au lit, demain direction Kandy.
Kottu : plat sri lankais constitué de sorte de pâtes de blé, mélangés avec des légumes et quelques morceaux de piments….

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