San Carlos de Bariloche

Ce sera notre dernière étape en Argentine, quelques jours à Bariloche pour se remettre de nos kilomètres et profiter de cette ambiance « Chamonix »…

San Carlos de Bariloche est surnommée « la petite Suisse », chalets en bois, boutiques de chocolat, Saint Bernard en Peluche plantent le décor de cette jolie ville. C’est une station de ski prisée des Argentins, elle a fermé ses pistes le 15 octobre.

Nous prendrons un télésiège à quelques kilomètres de là pour montrer au Cerro de Campanario, on aurait pu le faire à pied mais c’est beaucoup plus fun ainsi …

Arrivés au sommet, nous pouvons admirer l’ensemble des lacs se trouvant dans ce massif montagneux, un très beau panorama sous le soleil , ce qui rend ce moment encore plus appréciable.

Et maintenant , il faut remonter vers le Nord..Ruta 40,

jusqu’à San Carlos de Bariloche où nous passerons vers le Chili.

1400 kilomètres nous attendent, 17 heures de voiture… nous ferons une étape à Perito Moreno( la ville) où nous dormirons dans une cabana au camping municipal…

La route est longue mais petit à petit , le paysage varie, offre de nouveaux horizons, c’est beaucoup plus vallonné la végétation apparaît un peu plus verdoyante.. Nous prendrons la célèbre RUTA 40 qui remonte jusqu’en Bolivie, nous avons l’impression d’être seul sur la route, seuls au monde.

Les routes nationales ne sont pas toujours goudronnée…nous sommes un peu secoués dans notre Renault Symbole….

Une route à l’infini….

Lac Gral Carrera proche de Perito Moreno

 

 

 

A la place de compter les voitures rouges, on recherche les squelettes de vécunias en bord de route, c’est pour dire.

Les vécunias sont des « lamas » sauvages, il y en a énormément aux abords des routes, malgré les barrières et barbelés pour les empêcher de passer et de provoquer des accidents, ils essayent quand même de sauter  par -dessus et parfois se blessent et meurent.

Quelques photos de notre trajet et du lac Gral Carrera proche de Perito Moreno. 

Curieuse rencontre en bord de route…un tatou

Alors que le paysage attirait pour faire une belle photo, nous décidons de nous arrêter pour immortaliser celui-ci…

quelques bruits dans les feuillages  nous rendent attentifs, et nous découvrons un tatou, un peu tétanisé.

Cela est un peu différent de ce que nous imaginions , nous avons la chance d’avoir pu le prendre en photo très près.

        

Le glacier Perito Moreno

Ce glacier anima de nombreuses discussions, il y a de cela un an…le temps passe. J’avais vu dans des livres sur l’argentine, des photos de ce magnifique glacier, je ne savais même pas que la nature pouvait produire de pareilles images, il fallait que je le vois de mes yeux.

Où se trouve -t-il ? Au Sud de la Patagonie…il faut 4 jours de voiture de Buenos Aires….mais à force de bons arguments, El Calafate, ville permettant d’accéder au glacier, devint notre but à atteindre durant notre passage en Argentine.

Arrivés à El Calafate, très joli village, très touristique, situé au bord d’un lac, entouré de montagnes, cela nous change des plaines désertiques de la Patagonie et c’est même très surprenant.

Le Glacier Perito Moreno , du nom  de la personne l’ayant découvert, se trouve à quelques 80 kilomètres. 

La route pour s’y rendre est assez agréable jusqu’ à ce que nous voyons se dresser devant nous cette falaise bleutée.

Le glacier Perito Moreno est un des seuls à ne pas être en régression en Argentine, de plus il ne peut s’avancer plus car une bande de terre l’empêche de progresser;cette bande de terre où des passerelles ont été installées pour approcher le glacier en toute sécurité.

Nous progresserons donc sur ces passerelles en écoutant les craquements de la glace et en guettant la chutes spectaculaires de blocs de glaces dans l’eau.

Nous, qui avions de la chance côté météo depuis le début de notre périple ,avons droit à un temps pluvieux additionné d’un petit vent glacial…

Ces conditions n’étaient pas les plus adaptées pour que les enfants apprécient pleinement ce qui s’offrait à eux.

Je peux difficilement décrire la couleur de la glace tellement il est étrange de voir cette masse blanc-bleutée s’étendant à perte de vue et finissant brutalement à pic dans un lac.

Comme une lande qui finit en falaise mais d’une couleur magique.

Après avoir passé tout de même près de 2 heures sur les passerelle, nous reprenons la route du retour, on aura la chance de voir cet arc-en-ciel finissant sa courbe sur un iceberg.