Une soirée au milieu des bouddhistes thaïlandais

Dimanche soir, notre hôte nous invite à une fête donnée par le roi de Thaïlande , rien que ça…
C’est une première dans le pays, le roi nouvellement nommé a décidé pour l’occasion du nouvel an bouddhiste et la fête de l’eau , d’ouvrir les portes d’un bâtiment royal à Bangkok.


C’est organisé pour les bouddhistes, des navettes sont mises en place pour acheminer les personnes jusqu’à l’entrée, ensuite il faut montrer patte blanche, passeport, visa et notre plus beau sourire.
Une très belle tenue traditionnelle est prêtée à Jeanne , elle remporte un franc succès. Et Camille revêt une chemise fleurie.

         

Il y a des gardes de partout. Il y a eu un grand concours de châteaux de sables, il y a un spectacle de danse expliquant l’histoire de la Thaïlande, des stands de mets locaux, des glaces « gratuites » pour les enfants…tout est éclairé, les thaïlandais ont revêtu leurs plus beaux attraits.


C’est incroyable de se trouver dans ce lieu, nous y sommes avec un autre couple de voyageurs français et un voyageur biélorusse ; bref nous sommes 8 occidentaux dans cette enceinte….car il fallait savoir que cette fête avait lieu, où avait –elle lieu et encore oser y aller…un grand merci à Maiyadhaj de nous avoir fait partager ce moment.

Notre arrivée en Thaïlande

 

Après un réveil matinal, nous montons dans un premier bus à 7h30 puis nous changerons 10 minutes après et ensuite nous changerons encore de bus 15 minutes après et nous monterons dans un quatrième bus qui nous emmènera jusqu’à la frontière thaïlandaise….
Malgré les conditions ,Camille réussit à faire travailler les maths à chacun des enfants….
Cette frontière ,nous devrons la traverser à pied chargés de tous nos sacs sous une chaleur étouffante, nous suons à grosses gouttes… la circulation est intense, on zig zag…pour arriver au premier poste frontière afin de sortir du Cambodge puis on continue notre route pour entrer en Thaïlande , encore de nouveaux tampons sur notre passeport.


Et voilà, il n’y a plus qu’à monter dans un minibus qui nous acheminera jusqu’ à Bangkok….sans clim mais avec des ventilateurs….
On dort comme on peut pour faire passer le temps….


Pour finir, on négocie un taxi par lequel on se fait arnaquer… et on arrive enfin à notre logement…. Quelques 12 heures se sont écoulées depuis notre départ de l’hôtel…. Pour faire 374 kilomètres, qui dit mieux !!!!
Les enfants ont été adorables car cela a été une longue très longue journée….jusqu’à la prochaine fois.

Cours de cuisine en famille

Etant très tentée de faire un cours de cuisine, nous décidons de le faire en famille chez Nari Kitchen.
Un menu de 4 plat nous attend… et une chance le chef parle français tout comme la personne qui nous accompagnera au marché pour nous présenter les ingrédients locaux.


Pour le marché, il fallait avoir le cœur bien accroché .
Dans un premier temps, on voit les fruits et légumes, on achète de la citronelle, de la bergamote, du gingembre frais, de jeunes pousses de gingembre et un morceau de curcuma (également une racine).
Nous achèterons également galette pour faire des rouleaux de printemps fris, du lait de coco fraîchement pressé.
Ici, tous les produits sont frais et sont vendus dans la journée.


ET puis , il y a eu les autres stands….où nous n’achèterons rien mais ….heureusement.


– Des grosses grenouilles décapitées et ……………….devant nous, les pattes bougent encore….toutes sanguinolantes.


– Des anguilles attendent le même sort


– Du serpent

Des poules qui attendent preneurs…

 

– Du chien découpé à la demande


– Des insectes grillés
– Du rat


– Des têtes de poisson


– Une tête de cochon


Et autres parties animales tout aussi « particulières »

Nous quittons ce brouhaha et ces odeurs…Jules est en apnée…

 

Le cour de cuisine peut commencer, toute la famille revêt son tablier et sa toque de cuistot.


Et c’est parti pour émincer, écraser, mélanger….avec de grands couteaux….
Les odeurs envahissent la cuisine et mettent en appétit….

 

 

 

 

 
Un repas entièrement confectionné par nous-même est servi….et tout le monde se régale sans poser de question : et ça c’est quoi ? et y’a quoi dedans ? Ca pique ? car évidemment ils connaissaient tous les ingrédients.


Nous repartons avec notre livre de recettes que nous pourrons refaire à la maison en rentrant mais pas tout de suite car on fera une pause avec la nourriture asiatique….

Battambang

A Battambang, nous louons de motos pour visiter les alentours…

nous irons faire du Bamboo Train. Comme il s’agit d’une voie unique, il n’était pas possible à deux trains de se croiser alors ils ont eu l’idée de fabriquer des plateformes en bambou ( légère) en appui sur des essieux posés sur des rails. Cela permet de déplacer des personnes jusqu’au champ mais aussi les marchandises et récoltes.
Pour se croiser, ils déplacent la plateforme sur le bord des rails ainsi que les essieux puis remettent cela en place.
Priorité au plus chargé…
L’essieu arrière est relié à un moteur à essence 6CV par des courroies de ventilateur, la vitesse de croisière est de 15 km/h.

A la nuit tombée, nous nous rendons à Vat Somrong Knong d’où doivent s’envoler des millions de chauve-souris…nous sommes un peu septiques quant au nombre…et bien non, ce sont bien des millions de petites chauve- souris qui s’envolent en suivant une trajectoire précise au coucher du soleil, la défilé dure un long moment…..presque 30 minutes, elles rejoignent leur terrain de chasse près de Tonlé Sap.

Nous verrons aussi quelques singes et même un écureuil.

 

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L e lendemain, nous irons voir dans le village de Pheam EK comment ils procèdent pour faire du papier de riz.
Le riz est pressé afin d’en sortir du lait.
De fines galettes sont cuites à la vapeur sur un tissu tendu au-dessus d’une marmite d’eau bouillante alimenté par la consumation de l’enveloppe des grains de riz.

Celles-ci sont mises à égoutter sur une sorte de tourniquet en bambou avant d’être déposée bien à plat sur un treillage en bambou. Ce treillage est placé au soleil où le séchage commence.

 
Une fois séchées, elles sont rangées dans de grosses corbeilles.

Artisans d’Angkor

A Sien Reap, nous logions juste à côté des ateliers « Artisans d’Angkor ».

Artisans d’Angkor est née au début des années 90. C’est une société qui a été créé à l’origine pour aider les jeunes ruraux à trouver du travail près de leur village d’origine.
Elle s’est donné pour mission de préserver les savoir-faire traditionnels ancrés dans la culture Khmer.
En 2013, Artisans d’Angkor emploie plus de 1300 personnes, dont 900 sont des artisans et artisanes travaillant dans 48 ateliers, tous situés dans la région de Siem Reap. L’entreprise offre à ses employés un salaire plus élevé que le salaire moyen dans le secteur, tout en leur fournissant une assurance médicale ainsi que d’autres avantages sociaux.

Les cambodgiens apprennent les différents arts traditionnels comme la sculpture sur bois, sur pierre, sur métal. Ils font également des tableaux et boites en laque. Certains font de la peinture sur soie, une partie des personnes présentes dans l’atelier est sourde .
On peut voir également un atelier de bijoux.

On prendra un minibus qui nous emmènera à la ferme au vers à soie.

 

Explication de Louise :
On a vu des vers à soie qui mangeaient des feuilles de murier.
Après les vers se tissent un cocon puis on récupère le fil des cocons pour faire de la soie et des tissus.

Explication avec un peu plus de précisions de Jules :
Je suis allé voir une ferme à vers à soie, c‘était rigolo , on pouvait les toucher. En fait le bébé nait puis quand il grandit, avant de devenir papillon , il se fabrique un cocon de soie dans du grillage. Après le grillage est mis au soleil pour que les vers meurent ensuite les cocons sont mis dans de l’eau chaude pour qu’ils récupèrent les bouts de fil , avec ils font des bobines et enfin ils refont presque le même processus pour que le fil soit plus doux et fin.
Avec ce fil, ils tissent des tissus et c’est trop fou le temps qu’il faut à une personne pour en faire un, il faut presque un mois, après ils le vendent.

Bombyx du murier

Les muriers

Formation des cocons

On aperçoit des fils très fins…..

Mise en bobine

    Coloration avec des pigments naturels

Préparation du métier à tisser: les motifs

Et voilà….