Parque Cretacico

En parcourant notre Lonely planet, nous découvrons qu’il y a un parc sur les dinosaures à quelques kilomètres au nord de Sucre.
Voici une sortie qui devrait plaire à notre tribu, nous prenons le taxi en direction de ce parc.
C’est un site qui a été découvert par l’entreprise de ciment Francesa ,de la ville en faisant explosé le site à côté à la recherche de matière première. A la suite de ces explosions, des traces de dinosaures ont été découvertes.


Une grande paroi a été conservée et analysée( Noelia dont le père travaillait sur le site à l’époque , de nombreuses traces ont été détruites). Désormais, il y a un parc autour des dinosaures et de leurs traces : Parque Cretacico
C’est exceptionnel de se dire qu’il y a plus de 65 millions d’années, pendant la période crétacé supérieur ,des dinosaures ont marché à cet endroit.

     
Ce gisement est le plus grand au monde, l’impressionnante paroi de pierre calcaire, Cal Orck’o, mot qui signifie : montagne de pierre calcaire en Quechua.
Il y a environ 12092 traces appartenant à 8 groupes de dinosaures, il est possible de voir 462 chemins individuels continus fossilisés sur différentes couches sédimentaires qui composent la paroi de 1500 mètres de long et de 110 mètres de haut.
Ce parc est considéré scientifiquement comme le meilleur d’Amérique du Sud.
Le parc Crétacique nous montre également des reconstitutions de la flore et de la faune de la dernière période des dinosaures qui évoluaient en Amérique du Sud.
Ces reconstitutions à taille réelle ont été réalisées par des sculpteurs experts sous la direction de paléontologues.

   

            
La plus impressionnante est celle du Titanosaure qui fait 36 mètres de long et 18 mètres de hauteur.

             
Et comme il est immense…nous avons été impressionnés par certaines parties de son anatomie….

Toute la famille a apprécié cette visite, une belle surprise.

Sucre

En attendant le taxi…pour aller prendre notre bus.

 

 

 

 

Nous avons donc quitté La Paz dimanche en fin de journée pour Sucre, nous avons réservé un bus de nuit avec des sièges « cama » c’est-à-dire que nous sommes presque à l’horizontal, les enfants sont ravis….

Nous quittons La Paz…Les arrêts et le bazar commence….

Le voyage ne fut pas aussi plaisant que nous l’avions imaginé, nous étions à l’avant du bus avec vu sur la route ( au-dessus du chauffeur) , places qui auraient pu être sympa si le bus ne s’était pas arrêté tout au long de la nuit au milieu de nulle part pour faire monter et descendre des gens qui s’installaient dans l’allée puis le chauffeur ne refermait pas systématiquement la porte donc nous avions tous les courants d’air… les enfants ont à peu près bien dormi mais avec Camille nous étions épuisés à notre arrivée à Sucre.

En taxi, nous rejoignons le logement de Noelia que nous avions réservé quelques jours auparavant.
Nous sommes accueillis par une jeune femme parlant français dans une très belle maison, nous avons 2 chambres avec salle de bain. La maison a une terrasse qui nous permet d’avoir une très belle vue de Sucre.
Sucre est une ville très différente de La Paz, la population y est déjà beaucoup moins importante. La circulation y est moins dense, les rues sont propres.
De nombreuses façades sont blanches , ce qui donne une belle luminosité dans les rues.

 

    

 

Nous devons passer deux nuits à Sucre, à notre arrivée, Noelia qui travaille pour l’Alliance Français, nous apprend qu’elle accueille Katherine Pancol , jeudi, pour qu’elle présente son livre « Muchachas ».


Nous décidons alors de prolonger notre séjour d’une nuit afin de croiser l’écrivaine dont je viens de relire un livre dans le car nous amenant à Sucre.Nous trouvons cette coincidence très drôle.
De plus , Noelia doit préparer une interview pour Katherine Pancol , je passe un agréablement moment avec Noelia à parler de Muchachas, nous préparons les questions ensemble, j’espère que le résultat sera à la hauteur de ses attentes.
Entre temps, Noelia nous emmène dans un restaurant tenu par un français marié à une bolivienne , il fait des crêpes( les salées sont faites à partir d’un mélange de farine complète et de quinoa). N’hésitez pas à leur rendre visite : Murano, Calle Miguel Grau.

En discutant, nous apprenons que la grande fête de Sucre ( que nous pensions avoir loupé car deroulé le week end précedent selon le guide) a lieu les vendredi et samedi qui arrivent, nous sommes ravis de cette nouvelle et prolongeons donc notre séjour de trois jours.

Noelia ne peut malheureusement pas nous accueillir plus longtemps car elle a une autre réservation.
Camille trouve un hotel en plein centre avec 5 lits et salle de bain commune en plein centre, proche du mercado central.
Le taxi nous dépose devant, dans le hall, la police, la douane sont présents….cela plante le décor…un homme nous emmène à notre chambre qui ne présente que 4 lits….et une petite lucarne , l’ensemble est très sombre, cela ressemble à une cellule….pour une nuit, OK mais pour 3, cela n’est pas possible…nous repartons donc avec nos sacs et nos trois loulous.
Après avoir passé la tête dans plusieurs halls d’hôtel et d’auberge, nous en trouvons un à notre convenance, une chambre sous les toits avec 4 lits, une salle de bain et un wc privé.

Au milieu de la nuit, je suis réveillée par un petit « ploc,ploc », il pleut….dehors mais aussi un peu dans la chambre…
Dès l’après midi, nous pouvons assister au défilé des écoles en costume dans les rues de la ville, chaque groupe a une chorégraphie et représente une partie de la Bolivie.
Nous voyons de jolies robes , chapeaux colorés. Certains sont habillés en mineurs.
La suite demain avec la grande partie des festivités….

Le marché aux sorcières

Le marché des sorcières se situe au croisement des rue Jimenez et Linares, entre la rue Sarganaga et Santa cruz parmi les boutiques d’artisanats. On y découvre des produits étranges et certains sont très surprenants  pour nous occidentaux ; plantes, poudres magique,  grenouilles séchées,  insectes…destinés à des rituels pour rendre hommage aux dieux ou comme remèdes traditionnels. 
Mais le plus recherché par les indiens Aymaras c’est le foetus de lama séché. Quand on construit une maison, il est de coutume d’enterrer un foetus de lama sous la première pierre en guise d’offrande à Pachamama (la déesse de la terre) afin qu’elle porte chance.

                       

Nous sommes passés rapidement car les enfants étaient plutôt dégoûtés….

Les téléphériques de La Paz

Durant notre dernier jour à La Paz, nous avons continué notre découverte de la ville avec les téléphériques.
Ceux –ci nous emmènent très loin….nous survolons stade et jolis quartiers.


La ville a projet d’agrandir ce réseau qui survole la ville, cela ne pourra que améliorer la vie des habitants, la circulation étant si dense et la pollution si importante.


Ce téléphérique fonctionne à l’énergie solaire, il a été construit par une entreprise autrichienne.
Toutes les infrastructures sont très bien entretenues, le ticket coûte 3 bolivianos, pas de correspondance possible, toute descente est définitive mais rapporter en euros…cela fait à peu près 36 centimes d’euros….bref pas grand-chose pour une visite aérienne de la ville.

La Paz

Un peu d’appréhension avant notre arrivée dans cette ville située à 3600 mètres d’altitude, ville où siège le gouvernement de la Bolivie….

Une ville perchée, coincée au milieu des montagnes…..

Dès notre arrivée, nous voyons l’immensité de cette ville, les immeubles sont bas donc la ville est très étendue.

Vues de la terrasse de notre immeuble( Air BnB)

Il y a énormément de circulation, de bruits, d’odeurs désagréables, de pollution….l’architecture est moche, les rues sont sales….mais nous sommes tombés sous le charme de cette ville ultra vivante  aux multiples couleurs, aux odeurs variées, pleine de surprises….un beau « bordel » qui semble pourtant organisé….chaque rues, quartiers est dédiés à un thème…légumes, TV, fromages, viandes, jeans….

           

     Un jus d’orange frais au coin de la rue

Un peu de pop corn de mais géant…

Nous avons pris une partie du téléphérique…qui surplombe la ville, l’autre demain….

             

La ligne rouge…La ligne bleue: coucher de soleil sur quartier El Alto

Nous avons navigué au milieu des marchands, bu un jus d’orange, manger des cacahuètes, du poulet grillé, du pop corn géant….fait du manège un peu « craboulé »…

Les enfants ont adoré cette ville où il faut faire attention, traversé en zig-zagant entre les voitures, les minibus…alors qu’il y a tant de choses à voir….des étales remplis d’énormes poissons, de citrouilles géantes, de museau de Bœuf, de tête de mouton écorchées, des montagnes de pop corn…

Nous avons été beaucoup observés car en deux jours de balade, nous n’avons croisé qu’un autre couple d' »européen », donc autant vous dire que nos têtes blondes ne sont pas passées inaperçues…..

Nous quittons demain soir cette ville en bus de nuit , 12 heures de trajet , en direction de Sucre, mais nous serons allongés, les trois loulous sont ravis de dormir dans un bus.

La suite à notre arrivée à Sucre si nous avons internet….

Direction La Paz

Après avoir passé une nuit à Copacabana, fait le travail scolaire du jour, nous partons nous promener et chercher un endroit où manger dans la petite ville qui est très agréable.

                                                                                          

Le responsable de l’hôtel nous a réservé notre bus pour 13H30 et nous demande d’être bien à l’heure afin d’avoir les bonnes places dans le bus et d’avoir le temps de bien ranger nos bagages.

Pas de problèmes, nous revenons pile à 13h, très fiers de nous…Le couple de l’hôtel nous attend avec nos valises, l’air un pu gêné…ils nous disent que nous avons loupé notre bus, nous ne comprenons pas pourquoi…ils nous montrent l’horloge qui indique 14h…..il y a une heure de décalage avec le Pérou, comme nous n’avons pas de montre, nous comptons sur les mises à jour de nos téléphones….qui ne se sont pas faites….

Nous sommes gênés car ils ont porté l’ensemble de nos bagages à deux jusqu’au bus pour nous faire gagner du temps…

Alors la solution qui s’offre à nous est d’embarquer dans le bus avec les locaux, leurs gros baluchons, leurs énormes seaux de truites….

Nous devons effectuer une traversée en bateau car contourner cette partie du lac prendrait trop de temps, nous descendons du bus pour prendre uen petite navette alors que le bus monte sur une sorte de Bac assez précaire….nous voyons tanguer notre bus sur l’eau avec toutes nos affaires alors que nous avons presque le mal de mer installés sur notre petit bateau…

       

Notre bus qui tangue au milieu de l’eau

 

 

Le bus s’arrête régulièrement, Camille surveille donc à chaque arrêt, nos bagages restent bien à leur place….

Il y a une zone de travaux avec une déviation….plutôt pittoresque….comme si nous sortions de l’autoroute pour prendre à travers champs…., nous décollons des sièges tellement la route est accidentée,nous traversons des villes qui nous font penser à des villes en temps de guerre….

Nous n’arrivons pas au meilleur moment à La Paz, période de pointe, la circulation est un énorme capharnaum…les règles de conduite sont très surprenantes…les trottoirs sont encombrés de marchands de fruits, légumes, restauration rapide…les odeurs sont plutôt alléchantes…

Au bout de 5h, le bus s’arrête, c’est le terminus…forcément ce n’est pas celui prévu au départ…il fait nuit, cela sent mauvais ( urine, poubelle)…nous montons dans un taxi en s’assurant que ce soit  un vrai….vu la circulation, nous serions peut être allés plus vite à pied.

Nous arrivons à notre logement, une spacieuse chambre nous attend avec des Boliviens très sympas.

L’aventure continue en Bolivie…

où nous sommes bien arrivés après 3h de bus, nous avons passé la frontière à pied, une première depuis le début de notre voyage….nouveau tampon sur notre passeport..

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Nous ne savons pas encore combien de temps nous resterons en Bolivie, pour l’instant, nous sommes à Copacabana au bord du Lac Titicaca au moment du coucher du soleil

, nous avons une très grande chambre avec 4 grands lits: 1 pour chaque enfant et un pour nous 2….cela les changera un peu mais ils auront peut- être froid… pour la modique somme de 21 euros…

Nous avons très bien mangé à 2 pas de l’hôtel dans un restaurant avec une déco très sympa sur un fond de Bob Marley…

Demain , nous prenons un bus en direction de La Paz, soit 4h30 car nous devons aussi prendre un Ferry.

Le bilan avant de partir en Bolivie…

 nous prenons le bus cet après-midi pour Copacabana en Bolivie….demain, cela fera 8 semaines que nous avons quitté la France et nous découvrirons notre 4ème pays…
Après avoir questionné, échangé, discuté….nous avons tous le même ressenti….la France nous manque pour nos familles, nos amis, un peu notre confort, certains aliments… MAIS nous n’avons pas du tout envie de rentrer….cela fait l’unanimité… l’aventure nous attire…
Notre voyage est de moins en moins organisé…nous vivons au jour le jour , ne sachant pas où dormir le soir, où manger, combien de temps nous resterons à tel ou tel endroit…nous laissant porter par nos envies, notre ressenti, nos rencontres…
Les enfants nous surprennent par leur capacité d’adaptation…ils dorment partout, sympathisent avec tout le monde, la barrière de la langue n’est plus un problème, le seul hic reste concernant la nourriture où les nouveaux goûts , saveurs ne font pas le bonheur de tous.
Notre voyage est un peu fou, cela nous porte…nous nous retrouvons et profitons des uns des autres, nous prenons le temps de vivre….avec la chance de découvrir chaque jour de nouvelles choses.

Lac Titicaca: Taquilé

Après avoir passé une nuit à Uros, nous reprenons le bateau pour rejoindre Taquile, une île de taille importante se situant à 3 heures de bateau de Puno, pour nous ce sera seulement 2 heures…
A notre arrivée, nous nous renseignons auprès du “chef du village” car nous aimerions dormir sur cette île, les touristes sont répartis au fur et à mesure dans les familles accueillantes de façon que tous profitent de la même façon des revenus touristiques.


Nous demandons une famille avec des enfants afin que notre tribu partage des moments avec d’autres.
Une belle volée de marches nous attend pour rejoindre les habitations…à 3800 mètres, en plein soleil, c’est plutôt rude… Jeanne gagnera quelques marches perchée sur l’épaule du “chef”.


On nous présente à une famille, ayant une adolescente Natalia et un jeune garçon de 6 ans, Abraham ainsi que notre chambre, 3 petits lits, nous nous organiserons…
A midi, nous mangeons avec un groupe de touristes où l’on nous explique que le code vestimentaire indique la situation familiale, un bonnet ayant du blanc et des couleurs permet de savoir que l’homme est célibataire par exemple.
Nous passons l’après midi à nous promener accompagnés par Abraham avec qui les enfants ont très vite sympathisé.

A quelques kilomètres de la France…
Sur la place principale, il y a une coopérative présentant les tissages réalisés sur l’île, depuis 2015, cet art est classe au patrimoine de l’Unesco comme bien immatériel. Les tissages sont d’une finesse incroyable ainsi que les tricots.
Le soir, pendant que Louise et Jeanne travaillent, Jules part préparer le repas avec Natalia et sa maman.
La nuit tombée, nous sommes “congelés”, alors que la famille est habillée de la même façon depuis notre arrivée ( pull, collant de laine et sandales) et que nous étions en tshirt l’après midi et avions mis nos doudounes le soir….
A la fin du repas, elle nous explique qu’elle s’est rendue en France lors d’un festival en Auvergne en 1993 pour présenter leur art et leurs traditions, malgré les difficultés liées à la langue, nous arrivons à partager beaucoup de chose, c’était très agréable.


Quant aux enfants, ils s’en donnaient à cœur joie tous ensemble , à danser, à jouer à cache-cache, à rire.
Le matin, Camille et Jules accompagnent Abraham à l’école par un chemin escarpé, puis pendant que nous allons nous promener, Louise reste avec Natalia pour apprendre à faire des bracelets.

Abraham qui part à l’école
Le paysage est très sec et les constructions et cultures se font en escalier. Le lac est si immense que nous pourrions aisément pensé qu’il s’agit d’une mer, nous apercevons la Bolivie au loin.

La Bolivie au loin.


Il y a beaucoup de moutons, Jeanne nous dira “ J’ai marché dans une crotte moelleuse”.


Nous quittons cette famille et cette île par de grandes embrassades, encore de très beaux souvenirs.
Nous reprenons notre bateau en direction de Puno où les enfants feront des dessins allongés par terre….
La douche fut fort appréciée en arrivant à notre hôtel où nous avions laissé la majorité de nos bagages.