PHU QUOC

De Hoi an , nous nous sommes directement rendus à Phu Quoc, une petite île au Sud du Viet Nam , qui se trouve plus face au Cambodge.
Nous avions bien réfléchi à nous arrêter entre…mais les distances sont grandes, les trajets sont éprouvants et nous avions besoin de nous retrouver un peu au calme loin de l’agitation des grandes villes.
Nous avons pris donc 2 vols en passant par Ho Chi Min Ville sans rien en voir…
Afin de se remettre un peu à jour au niveau de l’école car les venues des grands parents, de Loïc ou de ma sœur n’ont pas favorisé l’avancement du programme scolaire….nous avons loué une petite maison où les journées se composaient d’un temps d’apprentissage et d’un moment de détente ( plage, balade…)

Et même notre compteur à crêpes n’avançait pas….+21


Alors, à Phu Quoc, on s’est lancé enfin surtout moi, on a loué des scooters, la circulation étant moins dense que sur le continent , je me sentais plus capable de gérer cela… je suis assez fière de moi car je ne suis déjà pas très à l’aise sur un vélo , c’était donc un sacré défi.

Mais heureusement que nous avons opté pour cette solution car nous avons pu nous promener à notre guise.


Il y a différentes plages plus ou moins propres et plus ou moins touristiques.

Sao Beach

 

 

 

  Ong Rang

Il y a un marché de nuit tous les soirs à 18 h pour des souvenirs, des restaurants…

Des rouleaux de glace….

Des galettes croustillantes….

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Il y a aussi un marché de jour où l’on peut acheter des produits frais… on fera une cure de fruits exotiques, mangues et fruits de la passion au petit déjeuner, au dessert, au goûter….

C’est un peu acide!!!

Il y a beaucoup de poissons car tous les bateaux de pêches arrivent à cet endroit et la pêche du jour , encore toute frétillante, est vendue de suite.

Ici le marché se fait à scooter mais sans en descendre, en tant que piéton, cela est assez sportif surtout quand on veut prendre le temps d’observer les poissons et coquillages….

Au top de l’hygiène!!!

La condition animale à la Vietnamienne…

 

 

 

 

 

Louise se régale de  jus de sucre de canne pressé devant elle….

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Un soir, alors que nous déambulions au marché de nuit en quête de glaces ou autres saveurs sucrées… nous croisons une famille aperçue à notre logement à Hoi An, ils arrivaient alors que nous partions.
Nous discutons et décidons de se revoir le lendemain, les enfants s’entendent bien, encore une belle rencontre… ET Dalila, leur fille , est née exactement le même jour que Louise le 1er décembre 2009 , 10 minutes avant elle….


Après 7 jours, nous nous rendrons finalement directement au Cambodge , l’ami que nous devions voir à HCMV étant à Hanoi, nous n’avons pas le courage d’affronter le bruit, la circulation et la chaleur….de cette grande ville alors après un ferry et un bus , nous passons la frontière pour une durée de 1 mois, nous n’irons pas au Laos , il faut faire des choix, on préfère prendre le temps….ce fameux temps….l’aventure continue. A très vite…..

Le karaoke

Les vietnamiens ( les asiatique en général) sont complètement fans de karaoké, chaque famille est équipée de son micro et de son enceinte. Ils chantent seuls ou en groupe du matin au soir et même parfois très tôt ou très tard….juste ou plus ou moins juste mais toujours très très fort…..

C’est un peu comme un sport national….

Un soir , alors que Camille allait chercher notre pitance « chicken- rice » afin que nous dégustions cela à la maison et non au bord de la route, il mit un peu plus de temps que prévu….un guet apens viet namien….bière et autre alcool local le mettent en retard…dès son retour, il nous annonce que nous devons nous rendre après le repas à quelques pas de chez nous pour chanter….
Assis en bord de route sur de mini tabourets en plastique rouge, asphyxiés par les gaz d’échappement et nuages de poussière, nous voilà, une bière à la main en train de chanter « la reine de neige » et bien d’autres chansons auxquelles nos hôtes n’y comprenaient pas grand-chose.

Jules bouda tout le long, Jeanne grogna quand quiconque s’approchait de ses cheveux et Louise s’éclata à chanter « Les kids united »


Une femme proposa à Louise un œuf qu’elle avait écaler ( n’est –ce pas Angeline)…Louise hésita car celui-ci présentait quelques zones d’ombre….et en y regardant de plus près, il y avait un poussin à l’intérieur….OUF !!!

 

Le poivre de Phu Quoc

A Phu Quoc, nous sommes allés visiter une ferme à poivre tenue par un français , nous avons eu un peu de mal à trouver mais les explications en français ont été les bienvenues pour les enfants.
La culture du poivre est introduite sur l’ïle par les chinois au 19 ème siècle.
Le Viet Nam est le premier producteur mondial de poivre mais la production de poivre de Phu-Quôc reste confidentielle, et représente moins de 1 % du volume national.
La culture de ce poivre est caractérisée par une récolte à la main, grain par grain. Un travail minutieux effectué depuis toujours (ou presque) par les femmes de l’île.

Le poivre pousse comme une liane, celle-ci s’enroule autour d’un pilier en béton, il peut y avoir 4 pieds par poteau.

 

 

 

Sur 1500 m², il arrive donc à avoir 800 pieds, cela pousse essentiellement en hauteur.
En fonction de sa maturité, on peut obtenir différents poivres sur une même plante.

Le poivre se présente en grappe, celle-ci peut avoir trois couleurs à la fois : rouge, vert et orange.


On ramasse d’abord les grains rouges , ce qu’on appelle une récolte tardive, ces grains en séchant au soleil deviennent rouge-brun, il s’agit du poivre rouge.
Le poivre noir , lui est issu des grains verts qui ont séchés au soleil.
Le poivre blanc s’obtient quant à lui à partir du poivre rouge traditionnel, on plonge les grains dans de l’eau froide pendant plusieurs jours en changeant l’eau régulièrement. Le péricarpe qui entoure la graine de poivre se détache. On frotte les grains vigoureusement pour les retirer. Les grains sont ensuite séchés au soleil.
Le poivre vert est lui du poivre frais.

La culture du poivre nécessite de l’eau mais dans des quantités raisonnables, il se plait dans ce climat tropical.

Les problèmes rencontrés pour avoir une bonne récolte  sont les fourmis tisseuses dont les larves se nourrissent des feuilles, d’autres fourmis qui créent leurs fourmilières dans le tronc des poivriers et les termites , présentes dans cette région.

Au Sud de la France, il y a quelques cultures de poivres.