Parlons sérieusement, parlons crêpes

On nous avait objectivé 1500 crêpes, à 17 jours de notre retour, nous savons que nous t’atteindrons pas notre objectif surtout que nous finissons par 9 jours de pension complète.
Mais pour ne pas s’arrêter sur un nombre « batard » nous avons bon espoir d’arriver à 1000 crêpes.
Alors cette semaine où nous avons une cuisine ( mais le petit déjeuner compris ), nous mettons le paquet…à midi nous avons passé les 900 crêpes et la 900ème était au « Happy cow », version autrichienne de la Vache qui rit, oui c’est bizarre mais quand on est en manque de fromage et bien on trouve ça bon….. C’est notre Louise qui l’a englouti.

Comment dégouter ses enfants des crêpes, manger 100 crêpes en 6 jours……………..

Notre planète , cette poubelle….

Les déchets…le grand problème de notre siècle….depuis le début de notre voyage, nous avons été confronté de très nombreuses fois à l’invasion de ceux-ci , de TROP nombreuses fois.

Que ce soit au Costa Rica, en Bolivie, au Viet Nam, au Cambodge ou encore en Indonésie, on ne peut que être choqué par ces montagnes de détritus qui jonchent le bord des routes , l’arrière ou les abords des maisons ou encore les cours d’eau.

Malgré les efforts de certains de ces pays , la gestion des déchets après leur collecte reste un énorme problème.

Je ne vais pas faire état de tous les comportements choquants que nous avons pu voir au cours de ces 10 derniers mois mais je vais vous parler de ce que nous avons pu voir à Karimunjawa, cette petite île indonésienne.
Nous y avons passé 10 jours, les gens sont adorables et vivent avec l’essentiel, loin de notre société de consommation, hors ce qui leur arrivent du continent ne correspond pas à leur façon de vivre.
Le café soluble est vendu en dosette individuelle tout comme la lessive, le savon, le shampoing et bien d’autres choses….cela est pratique pour nous voyageurs, car cela nous évite de transporter de gros flacons et pour les indonésiens dont le budget est très limité mais imaginer le nombre d’emballage que cela peut produire… et encore cela est tellement minime par rapport à ce que l’humain est capable de créer comme emballage en tout genre.

Le pire est le gobelet d’eau individuel recouvert d’une opercule plastique avec lequel est fourni une petite paille en plastique elle-même dans son emballage plastique…..

Nous logions dans une homestay face à la mer, une jolie plage permettait aux enfants de jouer dans le sable, d’aller se baigner mais à chaque mouvement de marée, cet espace se trouvait envahi de déchets en tout genre : sachets plastique, bouteilles en verre ou plastiques, couches bébé, filet de pêche, chaussures, jouets, bouchons plastiques, tronc d’arbre, bambou….
Nos hôtes déployaient une énergie incroyable à nettoyer cet espace deux fois par jour, ils remplissaient des brouettes pleines. Ils triaient ensuite ces déchets et brûlaient une partie de ceux-ci.


Alors qu’eux-mêmes, veillaient à mettre leurs déchets dans les poubelles, entretenaient au mieux et avec soin leur petit coin de paradis, la mer rejetait chaque jour ce dont elle n’avait pas besoin, ce que l’homme se débarrasse avec ou sans intention….au détriment de notre environnement , de notre planète , de notre faune, de notre flore.
On sait que les personnes qui nous lisent sont sensibles tout autant que nous à ce drame qui petit à petit grignote notre Terre. On se dit souvent que pour résoudre cela, il faudrait le faire tous ensemble, sauf que un +Un +un+….. ça fait « ensemble », continuons nos gestes éco-citoyens du monde.
Le dernier jour, un gros orage a ramené encore plus que les autres jours une grande quantité de déchets sur la plage, spontanément Louise et Jeanne sont allées aider à ramasser, nous sommes très fiers d’elles , qu’elles aient compris l’importance de respecter le monde qui nous entoure.

Louise : « On les a aidé car il y avait de gros bouts de bois avec des clous sur la plage , personne ne pouvait se baigner ce jour-là, car il y avait pleins de déchets dans l’eau, des sacs plastiques, des seringues, il y avait aussi pleins de bouteilles, il y avait aussi des bidons dont on ne savait pas ce qu’ils contenaient, il y avait même un ours en peluche.
J’ai pensé que c’était dommage que dans la mer il y ait autant de déchets, ce serait bien qu’un bateau ramasse ceux-ci mais le mieux ce serait que les gens mettent les déchets à la poubelle.
Cela évitera de faire disparaître des espèces car ici on peut voir des poissons clown et ce serait dommage qu’ils se coincent dans des sacs plastiques. »

Vidéo datant de mars 2018

 

 

 

Réflexion sur le plastique

 

 

Passer le cap des 36 ans en survolant la mer de Java…

J’étais la dernière à prendre une année de plus pendant le voyage…voilà chose faite…
Au programme : rejoindre l’île de Java avec un petit avion 15 places….


Et le soir super resto japonais, encore du riz mais pas que….


Entourée de mes trois loulous et de mon mari, le cap est passé en douceur et par les airs…Je doute que ma chère maman pensait que 36 ans après à la même heure je survolerai la mer de Java….

En regardant par le hublot, malgré que je ne faisais pas ma fière de m’envoler avec ma famille dans un si petit avion, j’ai vu des paysages magnifiques.

Le découpage des champs et cultures faisait penser à des œuvres de Paul Klee.

Mon fils m’ a offert des boucles d’oreilles qu’il gardait précieusement depuis le Viet Nam , Jeanne m’a offert les plus beaux coquillages de sa collection et ma Louise pleins de gros bisous….

Le rapport au temps

Coucher de soleil  du 13 mars 2018

8 mois que nous sommes partis…il nous reste un tiers du voyage.

Quand on me demande, ça te fais quoi de rentrer dans 4 mois, je vais vous avouer que je ne réponds pas d’emblée… j’ai d’abord la gorge nouée, les yeux qui picotent…comment ça , je rentre dans 4 mois…tout cela va s’arrêter…je savais qu’il y avait un début (qui m’angoissait un peu d’ailleurs) et une fin qui maintenant m’angoisse encore plus.

Quand je vois toutes les photos, mes post…je me dis : c’est ma vie …ça….c’est complètement dingue.Je ne sais pas si je réaliserai un jour…d’avoir « fait le tour du monde » avec mes loulous  mais je sais que j’ai des fonds d’écran pour mon ordi pour quelques années…

Il nous reste 4 mois, c’est encore long et plein de découvertes…surtout quand je vois les gens partirent 2 semaines, je me rends compte que j’ai perdu toute réelle notion du temps.

Ce temps….
J’ai enfin appris à prendre le temps….facile j’ai du temps vous me direz…mais je vous parle du vrai temps , celui de prendre le temps de faire, de voir ,d’écouter , de sentir ,de lire, d’écrire, de sourire , de dormir ,de vivre …et non de courir après le temps, de prévoir, d’anticiper et d’être épuisée.

Je veux continuer d’être libre….de ce temps….

Oui , oui, bien sûr , il va falloir y retourner…en septembre…mais différemment….je l’espère ,bien que j’ai peur d’être happée par le quotidien, le rythme de cette vie que nous avons laissé il y a 8 mois.
Et quand j’en parle avec mes loulous, ils ont envie de rentrer mais Jules m’avoue qu’il a peur de s’ennuyer….la perspective de toujours faire la même chose…car il faut le reconnaître les bancs de l’école n’ont rien de palpitants à côté de voyager de par le monde…

Oui, au départ, je n’ai rien d’une aventurière, j’aime savoir où je vais , ce que je vais faire…je ne suis pas très courageuse pour tester les nouvelles choses…ma vie est très programmée et pourtant…je suis là , à Phu Quoc au Viet Nam dans une petite maison entourée de familles Vietnamiennes…à découvrir cette île , cheveux au vent sur ma moto avec mon fils accroché derrière moi… L’avenir nous réserve tellement de surprise que je n’ai qu’une chose à dire : Souriez …la vie est belle.

MERCI pour la surprise….

Nous sommes arrivés en même temps que notre mamie à l’aéroport de Kuala Lumpur…nous étions super contents…et en plus, elle avait dans son sac , un paquet qui venait d’Irigny, de nos copains et copines : des dessins, des cartes et même des petits cadeaux, nous étions super contents.
MERCI à Philomène, Noah, Léonie, Louna, Yoris et à nos petites voisines : Chloé et Clémentine pour cette très bonne idée.

 

Sydney Harbour Bridge

Inauguré en 1932, ce pont enjambe la baie à l’un de ces points les plus étroits, il est gigantesque, il mesure 134 m de haut et 1149 m de long, sa largeur est de 49 m et il pèse 52 800 tonnes., c’est l’arche de métal la plus large et la plus lourde au monde.
Il a été conçu par l’ingénieur JJ C Bradfield, les deux moitiés furent contruites en simultanée en partant de chaque rive. Cette construction a nécessité 9 années de travail par quelques 1400 ouvriers, en 1930, alors qu’il était quasiment fini, de forts vents le firent tanguer mais il tint bon.

L’opéra de Sydney

Nous l’avons vu de l’extérieur côté terre et côté mer…vous avez même le droit à des photos intérieures car je n’ai pas compris les consignes en anglais….

 

Il a été conçu par l’architecte danois Jorn Utzon , projet retenu parmi 233 propositions lors d’un concours international d’architecture ( l’idée d’un opéra date de 1940), il est classé au patrimoine mondial et cet opéra est devenu l’un des emblèmes du pays.

Sa construction commence en 1957 et durera 16 ans et il fut inauguré par la reine d’Angleterre en 1973.
Son toit ressemble soit à des voiles gonflées par le vent , soit à un coquillage…
L’idée est parti d’une sphère découpée de façon asymétrique.


« Au lieu de faire une forme carrée, j’ai fait une sculpture. J’ai voulu que cette forme soit un peu une chose vivante, que lorsque vous passez devant, il se passe toujours quelque chose, vous n’êtes jamais fatigué de la regarder se détachant sur les nuages, jouant avec le soleil » Jørn Utzon.
L’opéra avec une longueur 183 mètres et une largeur de 120 mètres,( superficie 1,8 hectare4) est supporté par 580 piliers de béton qui s’enfoncent jusqu’à 25 mètres sous le niveau de la mer.
Ses besoins électriques équivalent ceux d’une ville de 25 000 habitants. Le courant est distribué par 645 kilomètres de câbles électriques
Le toit est composé de 1 056 006 tuiles de céramiques blanches réalisées en Suède, ce choix a été fait pour le côté auto-nettoyant et au remplacement aisé au besoin.


L’opéra comprend 5 salles accueillant différents spectacles comme de la danse, du théâtre, de l’opéra et des concerts.
Nous n’avons pas assisté à un spectacle mais avons fait la visite guidée en « anglais », nous avons loupé celle en français….les enfants se sentaient donc peu concernés…mais ils pourront dire qu’ils sont rentrés à l’intérieur et ont quand même pu observer l’architecture.

  

 

La photo interdite….mais on la garde quand même….

Quelques vues plus ou moins artistiques….

             

 

 

Un soir, nous y sommes retournés à la tombée de la nuit pour assister à une projection sur le toit du restaurant et par la même occasion admirer les lumières de la nuit.

 

Valparaiso

De Santiago, il faut compter entre 1h et 1h30 de route pour se rendre à Valparaiso, au bord de l’océan Pacifique.

C’est une ville portuaire qui ayant attirée de nombreux artistes lui vaut son côté bohème.

 » Principal port marchand sur la route du Cap Horn et de l’océan Pacifique, Valparaiso était un mouillage incontournable pour les navires étrangers ( notamment baleiniers) et sa position était cruciale pour les exportations de blé chilien à destination de la Californie à l’apogée de la ruée vers l’or. Marchands et investisseurs de tous horizons en firent alors la capitale financière du pays. Mais le séisme de 1906 et l’inauguration , en 1914, du canal de Panama, amorcèrent sont déclin. Aujourd’hui , Valparaiso demeure une escale importante pour les navires de croisières, et les exportations florissantes de fruits chiliens en ont également redynamisé le port. La ville , capitale législative du Chili depuis 1990, a été élue capitale culturelle en 2003. L’Unesco l’a inscrite au patrimoine de l’humanité, provoquant une flambée touristique. » Lonely Planet – Amérique du Sud

Après nous être restaurer au mercado cardonal , au-dessus des marchands de fruits et légumes, il y a de nombreux restaurants de fruits de mer et poissons.

Les étales débordent de fraises …une première pour nous  en cette fin octobre.

Nous décidons de prendre un des 15 funiculaires de la ville pour grimper un peu sur la colline. Le plus ancien datant de 1883, l’ascensor Concepción, qui fonctionnait autrefois à la vapeur était en travaux… nous prenons donc l’ascensor El Peral datant de 1903.

Puis nous  déambulons  dans les ruelles de Valparaiso où nous pouvons admirer de nombreuses fresques colorées avec des finitions incroyables. Certaines s’adaptent au relief du mur , d’autres se fondent dans le paysage comme sur ces marches d’escalier.

Du haut du Cerro Concepción , on peut admirer une très grande fresque inaugurée début 2012, elle est à l’horizontale, elle montre un personnage un peu déstructuré, elle couvre la surface de plusieurs bâtiments.

La fresque de l’artiste Chilien Inti

Sur le port, nous verrons un énorme cargo déchargeant ses containers.

Une journée très agréable sous le soleil.

Plus de fresques ici:

Fresques murales à Valparaiso

L’école en famille…

et bien , nous sommes loin  du long fleuve tranquille….

Chaque moment d’apprentissage est assez sportif:

1- Se heurter au « NON » collectif ( même Jeanne maintenant…)

2- Ecouter les négociations de chacun et les plaintes sur la quantité ou l’objet du travail demandé.

3- Faire face à la mauvaise volonté: j’sais pas faire, c’est trop dur, j’veux pas…

4- Et quand tout ce petit monde a compris que ce n’est pas lui qui commande et que dans tous les cas , il faudra faire ce qui est demandé ( sous peine d’abandon des parents et d’un redoublement au retour en France et oui, on ne va pas se gâcher nos journées …non plus), Jules, Louise et Jeanne se mettent au travail et finalement , ce n’est pas toujours aussi dur et aussi long qu’ils se l’étaient imaginés  avec de la bonne volonté et quelques  efforts.

Bref, ni en tant que parents ni en tant qu’enfant, nous passons de bons moments alors vite passons à autre chose….jusqu’à la prochaine séance…

Nous ne désespérons pas qu’ils comprennent ou au moins acceptent que c’est dans leur intérêt que ces moments se passent vite et bien…

Mais bon, nous avançons, nous en sommes à notre deuxième cahier, Louise connaît toutes ses tables de multiplications, Jules sait résoudre des problèmes de proportionnalité et Jeanne commence à déchiffrer des syllabes  et à écrire son prénom en attaché comme une grande.

Mais ces temps d’apprentissage nous rattachent à la « vraie » vie et sont donc importants pour l’équilibre des enfants et de notre famille.