
Kep
Kep se trouve non loin de Kâmpôt, une grosse demi-heure en scooter surtout avec moi….
Kep est la capitale du crabe et comme Kâmpôt est célèbre pour son poivre, le repas sera du crabe au poivre…( n’aimant ni le poivre ni le crabe, je laisserai le reste de la famille apprécier et se régaler)

Il y a le marché aux crabes. De nombreux casiers sont plongés dans la mer, des paniers à crabes, cela va s’en dire…

Et au moment du repas, tu achètes ton kilo de crabes qui est sorti de l’eau, coupé en deux vivant ( Louise ne s’en remet pas) puis passé à la poêle avec du poivre et autres sauces… de la mer à l’assiette…

Camille et Louise en avaient jusqu’aux oreilles, surtout Louise…
On peut aussi acheter crevettes et tout autres poissons grillés…mais il y avait trop de mouches à mon goût.



Il y a une statue célèbre de femme blanche qui attend le retour de son mari pêcheur, depuis quelques temps, elle est vêtue d’un drap rouge.

On fera un petit tour à la plage…avant d’aller faire nos valises …
Un français nous parle d’une charcuterie française se trouvant dans les environs…on se voyait déjà manger saucissons et pâté…mais malgré des tours dans un sens et dans l’autre…nous ne trouverons » Le cochon de Kep », ce sera aussi pour notre retour en France….
Kampot
Nous arrivons dasn cette charmante petite ville, plutôt touristique, après nos péripéties pour passer la frontière, nous sommes très bien accueillis par un couple cambodgien- australien.
Dès notre arrivée, nous grimpons à bord d’un bateau afin d’assister au coucher du soleil et de voir des lucioles….en plus une bière est offerte….voilà de quoi oublier les heures précédentes…
Les lucioles en photo, c’est un peu compliqué….



Le soir, nous prenons même la liberté de prendre des cocktails….à 1, 50 dollars….( les marges ne sont pas les mêmes en France).

Ici, au Cambodge, tous les prix sont affichés en dollars et celui –ci est accepté partout, on nous rend la monnaie en riel ou en dollars….cela fait une sacré gymnastique, car nous convertissons toujours en euros afin de savoir où l’on va par rapport à notre budget.
Le lendemain , nous louons des motos maintenant que ces engins n’ont plus de secrets pour nous… nous prenons la direction des marais salants….

Puis nous nous dirigeons vers le lac secret…..la route n’est pas des plus facile….cela est plus un chemin tout terrain qu’une route…..et surtout , le ciel s’obscurcit…le tonnerre gronde…les premières gouttes se font sentir….nous arriverons trempés au bord du lac.

Nous trouverons refuge dans une petite cabane où nous mangerons notre premier « chicken –rice » cambodgien.



Dès que la pluie s’arrête, nous en profitons pour aller voir les alentours.




Puis, la journée se terminera par acheter des fruits au marché….
Nous avons vraiment du mal face à certains étals, les femmes chassent les mouches de leurs morceaux de viande avec les pieds, des poissons morts attendent preneurs à même le sol.


Une autre femme présente ses poulets sous forme de bouquet, les pauvres oiseaux sont maintenus ensemble par les pattes et ils nous regardent de leur œil de poulet….elle leur tranche la tête et les plume sur place….le spectacle vous rend végétarien en quelques secondes.
Mais pour compenser, nous trouvons une jeune fille en train de faire des gaufres avec son moule en fonte au-dessus d’un seau de braises….trop bon!!!!

Kampot est célèbre pour son rond point « DURIAN », souvenez vous, ce fruit que nous avons découvert en Malaisie qui sentait si mauvais et pour nous le goût allait avec …..ici ils en sont friands comme tous les pays d’Asie, ce fruit aurait des vertus bénéfiques pour la santé….

On nous avait prévenu avant notre arrivée, il y avait un mariage cambodgien juste à côté. Effectivement , juste sous notre balcon, tout le monde s’active pour décorer un chapiteau installé au milieu de la rue…oui, vous avez bien compris…ici on dresse son barnum sur la voie publique pour plusieurs jours. En nous déplaçant, nous avons même vu une partie d’une deux voies déviée pour un mariage.
La décoration est digne d’un conte de fées…des fleurs partout…des essais musiques ( très fort, il y a un haut parleur sur le toit du chapiteau pour être sûr que tous entendent), des photos, des mises en scène et encore des photos. Le lendemain, dès 6h30, la cérémonie commence, les robes brillent, des sourires sur tous les visages pour accueillir ces nouveaux mariés…on ira participer à une séance photo….


et hop tout le somptueux décor est défait….
Les mariages cambodgiens ont gardé toutes leurs traditions.
Ici, il y a un restaurant qui propose des fondues et des raclettes mais on attendra sagement notre retour en France….
Cambodge, nous voilà….

Nous quittons Phu Quoc et décidons de rejoindre directement le Cambodge, l’ami se trouvant à Ho Chi Minh Ville n’ y étant pas lors de notre éventuel passage….
Nous réservons notre ferry, notre transfert et notre bus en direction de Kampot, dans le sud du Cambodge.
Mais nous rencontrons un petit problème….j’avais annoncé dans un post précédent que nous avions officiellement l’autorisation de rester un mois au Viet Nam…..et bien ce n’était pas tout à fait vrai….
A l’agence qui s’occupe des visas pour le Cambodge , on nous fait remarquer que notre visa est expiré depuis le 7 mars….nous sommes le 15 mars….personne ne reconnait notre e-visa acheté sur internet…
On ne comprend pas tout mais il semblerait que nous devions payer pour ces jours dépassés….et la note est salée….environs 300 dollars….alors que nous avons déjà payé nos e-visa, 100 euros.
Camille s’oppose à payer cette amende et veut quand même passer la frontière, je me vois déjà en prison avec un article racontant qu’une famille française est coincée au Viet Nam….
Cela me coupe l’appétit mais pas le reste de la famille et alors que nous mangeons dans un petit restaurant en face de la compagnie de bus, le responsable s’avance vers nous . Il a eu son pote au poste frontière et comme nous sommes une gentille famille, cela se terminera avec un billet de 20 dollars dans la poche de son pote…..
On se saura jamais si nous étions en règle ou si on s’est fait avoir…mais 20 valent mieux que 300 dollars.
Nous voilà au Cambodge……entassés dans un mini bus….avec nos bagages….transpirant sur la banquette en sky, Jeanne calée sur mes genoux….
PHU QUOC
De Hoi an , nous nous sommes directement rendus à Phu Quoc, une petite île au Sud du Viet Nam , qui se trouve plus face au Cambodge.
Nous avions bien réfléchi à nous arrêter entre…mais les distances sont grandes, les trajets sont éprouvants et nous avions besoin de nous retrouver un peu au calme loin de l’agitation des grandes villes.
Nous avons pris donc 2 vols en passant par Ho Chi Min Ville sans rien en voir…
Afin de se remettre un peu à jour au niveau de l’école car les venues des grands parents, de Loïc ou de ma sœur n’ont pas favorisé l’avancement du programme scolaire….nous avons loué une petite maison où les journées se composaient d’un temps d’apprentissage et d’un moment de détente ( plage, balade…)
Et même notre compteur à crêpes n’avançait pas….+21

Alors, à Phu Quoc, on s’est lancé enfin surtout moi, on a loué des scooters, la circulation étant moins dense que sur le continent , je me sentais plus capable de gérer cela… je suis assez fière de moi car je ne suis déjà pas très à l’aise sur un vélo , c’était donc un sacré défi.
Mais heureusement que nous avons opté pour cette solution car nous avons pu nous promener à notre guise.

Il y a différentes plages plus ou moins propres et plus ou moins touristiques.


Sao Beach
Ong Rang

Il y a un marché de nuit tous les soirs à 18 h pour des souvenirs, des restaurants…



Des rouleaux de glace….
Des galettes croustillantes….
Il y a aussi un marché de jour où l’on peut acheter des produits frais… on fera une cure de fruits exotiques, mangues et fruits de la passion au petit déjeuner, au dessert, au goûter….
C’est un peu acide!!!
Il y a beaucoup de poissons car tous les bateaux de pêches arrivent à cet endroit et la pêche du jour , encore toute frétillante, est vendue de suite.
Ici le marché se fait à scooter mais sans en descendre, en tant que piéton, cela est assez sportif surtout quand on veut prendre le temps d’observer les poissons et coquillages….
Au top de l’hygiène!!!

La condition animale à la Vietnamienne…


Louise se régale de jus de sucre de canne pressé devant elle….

Un soir, alors que nous déambulions au marché de nuit en quête de glaces ou autres saveurs sucrées… nous croisons une famille aperçue à notre logement à Hoi An, ils arrivaient alors que nous partions.
Nous discutons et décidons de se revoir le lendemain, les enfants s’entendent bien, encore une belle rencontre… ET Dalila, leur fille , est née exactement le même jour que Louise le 1er décembre 2009 , 10 minutes avant elle….

Après 7 jours, nous nous rendrons finalement directement au Cambodge , l’ami que nous devions voir à HCMV étant à Hanoi, nous n’avons pas le courage d’affronter le bruit, la circulation et la chaleur….de cette grande ville alors après un ferry et un bus , nous passons la frontière pour une durée de 1 mois, nous n’irons pas au Laos , il faut faire des choix, on préfère prendre le temps….ce fameux temps….l’aventure continue. A très vite…..
Le karaoke
Les vietnamiens ( les asiatique en général) sont complètement fans de karaoké, chaque famille est équipée de son micro et de son enceinte. Ils chantent seuls ou en groupe du matin au soir et même parfois très tôt ou très tard….juste ou plus ou moins juste mais toujours très très fort…..
C’est un peu comme un sport national….
Un soir , alors que Camille allait chercher notre pitance « chicken- rice » afin que nous dégustions cela à la maison et non au bord de la route, il mit un peu plus de temps que prévu….un guet apens viet namien….bière et autre alcool local le mettent en retard…dès son retour, il nous annonce que nous devons nous rendre après le repas à quelques pas de chez nous pour chanter….
Assis en bord de route sur de mini tabourets en plastique rouge, asphyxiés par les gaz d’échappement et nuages de poussière, nous voilà, une bière à la main en train de chanter « la reine de neige » et bien d’autres chansons auxquelles nos hôtes n’y comprenaient pas grand-chose.
Jules bouda tout le long, Jeanne grogna quand quiconque s’approchait de ses cheveux et Louise s’éclata à chanter « Les kids united »

Une femme proposa à Louise un œuf qu’elle avait écaler ( n’est –ce pas Angeline)…Louise hésita car celui-ci présentait quelques zones d’ombre….et en y regardant de plus près, il y avait un poussin à l’intérieur….OUF !!!
Le poivre de Phu Quoc
A Phu Quoc, nous sommes allés visiter une ferme à poivre tenue par un français , nous avons eu un peu de mal à trouver mais les explications en français ont été les bienvenues pour les enfants.
La culture du poivre est introduite sur l’ïle par les chinois au 19 ème siècle.
Le Viet Nam est le premier producteur mondial de poivre mais la production de poivre de Phu-Quôc reste confidentielle, et représente moins de 1 % du volume national.
La culture de ce poivre est caractérisée par une récolte à la main, grain par grain. Un travail minutieux effectué depuis toujours (ou presque) par les femmes de l’île.
Le poivre pousse comme une liane, celle-ci s’enroule autour d’un pilier en béton, il peut y avoir 4 pieds par poteau.


Sur 1500 m², il arrive donc à avoir 800 pieds, cela pousse essentiellement en hauteur.
En fonction de sa maturité, on peut obtenir différents poivres sur une même plante.
Le poivre se présente en grappe, celle-ci peut avoir trois couleurs à la fois : rouge, vert et orange.


On ramasse d’abord les grains rouges , ce qu’on appelle une récolte tardive, ces grains en séchant au soleil deviennent rouge-brun, il s’agit du poivre rouge.
Le poivre noir , lui est issu des grains verts qui ont séchés au soleil.
Le poivre blanc s’obtient quant à lui à partir du poivre rouge traditionnel, on plonge les grains dans de l’eau froide pendant plusieurs jours en changeant l’eau régulièrement. Le péricarpe qui entoure la graine de poivre se détache. On frotte les grains vigoureusement pour les retirer. Les grains sont ensuite séchés au soleil.
Le poivre vert est lui du poivre frais.



La culture du poivre nécessite de l’eau mais dans des quantités raisonnables, il se plait dans ce climat tropical.
Les problèmes rencontrés pour avoir une bonne récolte sont les fourmis tisseuses dont les larves se nourrissent des feuilles, d’autres fourmis qui créent leurs fourmilières dans le tronc des poivriers et les termites , présentes dans cette région.
Au Sud de la France, il y a quelques cultures de poivres.
Le rapport au temps
Coucher de soleil du 13 mars 2018
8 mois que nous sommes partis…il nous reste un tiers du voyage.
Quand on me demande, ça te fais quoi de rentrer dans 4 mois, je vais vous avouer que je ne réponds pas d’emblée… j’ai d’abord la gorge nouée, les yeux qui picotent…comment ça , je rentre dans 4 mois…tout cela va s’arrêter…je savais qu’il y avait un début (qui m’angoissait un peu d’ailleurs) et une fin qui maintenant m’angoisse encore plus.
Quand je vois toutes les photos, mes post…je me dis : c’est ma vie …ça….c’est complètement dingue.Je ne sais pas si je réaliserai un jour…d’avoir « fait le tour du monde » avec mes loulous mais je sais que j’ai des fonds d’écran pour mon ordi pour quelques années…
Il nous reste 4 mois, c’est encore long et plein de découvertes…surtout quand je vois les gens partirent 2 semaines, je me rends compte que j’ai perdu toute réelle notion du temps.
Ce temps….
J’ai enfin appris à prendre le temps….facile j’ai du temps vous me direz…mais je vous parle du vrai temps , celui de prendre le temps de faire, de voir ,d’écouter , de sentir ,de lire, d’écrire, de sourire , de dormir ,de vivre …et non de courir après le temps, de prévoir, d’anticiper et d’être épuisée.
Je veux continuer d’être libre….de ce temps….
Oui , oui, bien sûr , il va falloir y retourner…en septembre…mais différemment….je l’espère ,bien que j’ai peur d’être happée par le quotidien, le rythme de cette vie que nous avons laissé il y a 8 mois.
Et quand j’en parle avec mes loulous, ils ont envie de rentrer mais Jules m’avoue qu’il a peur de s’ennuyer….la perspective de toujours faire la même chose…car il faut le reconnaître les bancs de l’école n’ont rien de palpitants à côté de voyager de par le monde…
Oui, au départ, je n’ai rien d’une aventurière, j’aime savoir où je vais , ce que je vais faire…je ne suis pas très courageuse pour tester les nouvelles choses…ma vie est très programmée et pourtant…je suis là , à Phu Quoc au Viet Nam dans une petite maison entourée de familles Vietnamiennes…à découvrir cette île , cheveux au vent sur ma moto avec mon fils accroché derrière moi… L’avenir nous réserve tellement de surprise que je n’ai qu’une chose à dire : Souriez …la vie est belle.
La petite souris est passée…
Jeanne a perdu sa première dent sur l’île de Phu Quoc au Viet Nam.
Elle était ravie de découvrir à son réveil des dizaines de milliers de Dong….

Hoi An
Nous y sommes…cette ville dont on nous a tant vanté la beauté…effectivement, on ne nous a pas menti…
La vieille ville de Hội An a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO le 4 décembre 1999. Jadis, Hội An était appelée Faifo en français, nom d’usage officiel pendant la période coloniale
Un vieille ville piétonne à certaines heures où il fait bon flâner entre visite d’anciennes demeures, temples…boutiques souvenirs, tailleurs et cordonniers sur mesure….sans oublier une grande quantité de bars, restaurants…

Mais le plus beau tient surtout à la quantité de lanternes multicolores qui éclairent les rues et les abords de la rivière de leur douce lumière.
L’ensemble donne un côté Walt Disney….où nous sommes loin de la circulation bruyante et anarchique des rues de Hanoi ou Hue ( on n’ a pas encore vu Ho Chi Min Ville).
C’est de l’encens…



De nuit….




Un peu d’histoire…
Dans cette ville on y retrouve divers styles architecturaux : chinois, japonais, français.
Huit cent quarante-quatre bâtiments sont répertoriés pour leurs intérêts historique et architectural. La ville est construite sur 2 axes perpendiculaires. Celui qui est parallèle à la rivière dispose de nombreux bâtiments commerciaux. Les clients peuvent y accéder facilement alors que l’arrière de ceux-ci promeut les échanges des marchandises transportées par bateau2.
Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants.
L’un des monuments les plus intéressants est le pont-pagode japonais (Chùa Cầu), un pont couvert construit en 1593 pour relier les quartiers habités par les communautés chinoises et japonaises. Chaque extrémité est gardée par un couple de statues, figurant des chiens d’un côté et des singes de l’autre. De nombreuses maisons sont construites dans un bois noir et très dur, le jaquier.


Nous passerons une journée entre sœurs pour un cour de cuisine vietnamienne bien évidemment, crêpe de riz, salade de papaye, brochette de porc, poisson mariné…..une journée pleine de délices avant que Murielle nous quitte avant de rejoindre Amsterdam et ses canaux gelés.
Sur les conseils de Fabiola, une péruvienne rencontrée en Bolivie, nous partirons avec « Grand ma Cooking » sur une île en bateau pour rejoindre l’atelier de cuisine.



Pendant ce temps là, Camille et les enfants s’offrent du bon temps à la plage où ils jouent avec d’autres français en vacances.


Nous resterons quelques jours où nous irons à la plage ( encore des méduses et du micro plancton), nous dévorerons des Ban Mi ( sandwich rempli de viande ou œuf , d’herbes, de crudités et de sauce…un régal).

Nous passerons aussi deux après-midi avec Savannah et Antoine rencontrés sur le bateau dans la baie de Lan Ha.
Jeanne récupère doucement de sa maladie….elle est encore bien fatiguée…

Un petit tour par le marché…

Ce monsieur sculpte des racines de bambou.

Juste avant de quitter Hoi An, notre petite troupe a retrouvé la forme mais a perdu quelques kilos….

Après avoir étudié différentes solutions pour rejoindre le Sud , nous optons pour prendre l’avion et nous rendre directement à Phu Quoc , une petite île tout au Sud quasiment face au Cambodge.
Nous n’avons pas le courage de prendre un bus puis un autre bus et un bateau….bref des heures de transport….
